CARDIOLAB – Expertise & Suivi

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M'bour, Immeuble ORABANK, en face Stade Caroline FAYE - 1er étage - BP : 2493

SPORT, ACTIVITE PHYSIQUE JE ME LANCE !

Qu’il s’agisse de marche, de sport individuel ou collectif, les bienfaits d’une activité physique régulière ne sont plus à prouver. Fréquence, type d’activité, précautions à prendre… Que faire pour profiter en toute sécurité de ces bienfaits ?

POURQUOI DEVRAIS-JE PRATIQUER UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE ?

L’activité physique a tout d’abord de fortes incidences sur le fonctionnement du cœur en limitant le risque de maladies cardiovasculaires (infarctus, hypertension artérielle, etc.). Une pratique sportive régulière apporte également des bénéfices contre d’autres pathologies, comme le diabète de type 2, de nombreux cancers et la dépression. L’activité physique joue en effet positivement sur le mental, notamment en libérant des endorphines, molécules qui entraînent une sensation de bien-être. Agissant sur les neurones, le sport ferait reculer certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer.

L’activité physique participe également à réduire la masse graisseuse, luttant ainsi contre les problèmes de surpoids et les pathologies qui y sont associés. Enfin, une activité physique intense fortifiera vos défenses immunitaires et diminuera ainsi votre risque d’infection.

En pratiquant une activité physique régulièrement, vous constaterez concrètement une amélioration de votre force musculaire, une diminution de votre masse graisseuse, un essoufflement moins important lors de l’effort, une diminution du stress, une meilleure qualité de sommeil, et de façon générale une sensation de bien-être physique et mental.

 

COMMENT PUIS-JE DÉBUTER ?

Vous ne devez pas attendre d’avoir à la fois du temps et envie de bouger pour vous lancer. Organisez votre emploi du temps pour pratiquer une activité physique, soit durant quelques heures un jour de la semaine, soit une demi-heure par jour, pour pratiquer une marche rapide quotidienne ou du vélo par exemple.

Si vous n’avez pas pratiqué d’activité physique depuis longtemps, commencez par des sollicitations douces, comme la natation, la marche ou le vélo, en augmentant progressivement la durée et la difficulté de l’effort (une longueur de piscine les premiers jours, puis deux, trois…). La reprise brutale d’une activité physique ou sportive intense entraîne un risque de blessure ou de problème cardiaque : commencez donc à votre rythme et n’oubliez pas que la régularité est plus importante que l’intensité de l’effort.

Si vous étiez jusqu’à maintenant très sédentaire, vous pouvez débuter en douceur en adoptant certains réflexes au quotidien : laissez votre voiture au garage dès que vous le pouvez, descendez une station de bus avant votre arrêt et préférez l’escalier à l’escalator. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’équivalent de 10 000 pas quotidiens est le minimum d’activité requise pour se maintenir en forme, préserver sa santé et maîtriser son poids. Cet objectif de 10 000 pas peut être facilement contrôlé grâce à des podomètres connectés. Une fois que vous aurez retrouvé une certaine condition physique, vous envisagerez plus sereinement la reprise d’une activité sportive plus intense.

En conclusion, la pratique d’une activité physique régulière est recommandée pour tous, quel que soit l’âge et l’état de santé. Si ce dernier est fragile (problèmes locomoteurs, rhumatismes, etc.), l’activité devra bien entendue être adaptée. Demandez alors conseil à un professionnel de santé.

 

DOIS-JE CONSULTER UN MÉDECIN AVANT DE REPRENDRE UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE ?

Les organisateurs d’activités de sports de loisirs peuvent vous demander un certificat médical pour participer à leurs activités. Ce n’est pas une obligation légale mais certaines assurances souscrites par ces organisateurs peuvent rendre ce certificat nécessaire. Le certificat médical doit alors certifier l’absence de contre-indication à la pratique du sport en général. Celui-ci pourra être délivré par votre médecin traitant après une auscultation ainsi qu’un interrogatoire sur votre état de santé et vos antécédents familiaux. Votre médecin prendra notamment votre pouls et votre pression artérielle et pourra effectuer une électrocardiographie de repos. Cet examen permet de détecter environ les trois quarts des maladies cardiaques à risque.

Si vous souhaitez pratiquer en club du foot, de la gymnastique ou du tennis, un certificat médical sera exigé lors de la demande de la licence sportive. Un nouveau certificat vous sera ensuite demandé tous les 3 ans lors du renouvellement de la licence. Les autres années vous n’aurez qu’à remplir qu’un simple questionnaire de santé.

Si vous avez plus de 35 ans, si vous fumez ou encore si vous souffrez de cholestérol, un test d’effort vous sera demandé. Il s’agit d’une électrocardiographie effectuée lors d’un effort, le plus souvent sur un tapis de course ou sur un vélo d’appartement.

Dans le cas d’une activité physique libre comme la course ou le cyclisme, ou la pratique d’un sport dans un centre de remise en forme, un certificat médical ne sera pas nécessaire, mais pensez tout de même à consulter votre médecin au préalable. Il pourra détecter d’éventuels problèmes de dos, d’articulations ou de cœur et vous dirigera alors vers l’activité la mieux adaptée à vos besoins et à votre état de santé.

Certaines villes participent à l’opération « Sport sur ordonnance ». L’activité physique ayant un impact positif non négligeable sur l’état de santé, les médecins peuvent prescrire une activité physique, au même titre qu’un médicament. Un suivi est régulièrement effectué par l’animateur sportif et le médecin prescripteur, et l’activité est généralement prise en charge financièrement par la mairie.

 

QUELLES PRÉCAUTIONS DOIS-JE PRENDRE POUR PRATIQUER SANS RISQUE ?

Signalez à votre médecin toute douleur dans la poitrine, essoufflement anormal, palpitation cardiaque ou malaise survenu durant l’effort ou juste après.

  • Respectez toujours un échauffement et une récupération de dix minutes minimum.

Utilisez des chaussures adaptées à vos pieds et spécifiques de l’activité pratiquée pour éviter les blessures. Changez de chaussures dès qu’elles vous paraissent usées ou abimées.

Buvez trois à quatre gorgées d’eau toutes les trente minutes d’exercice, à l’entraînement comme en compétition.

Ne pratiquez pas d’activité intense par des températures inférieures à cinq degrés ou supérieures à trente degrés, ainsi que lors de pics de pollution.

Ne fumez pas, en tout cas jamais dans les deux heures qui précédent ou suivent l’exercice physique.

Ne pratiquez pas une activité physique intense si vous avez de la fièvre, ni dans les huit jours qui suivent une grippe.

Arrêtez temporairement votre pratique sportive après une blessure: comptez trois à sept jours d’arrêt après une élongation, un mois pour une déchirure et jusqu’à deux mois pour une rupture musculaire. La reprise doit se faire de manière progressive et uniquement en l’absence de douleur.

Ayez une alimentation équilibrée afin de compenser la dépense d’énergie engendrée par l’activité sportive. Ne prenez pas de compléments alimentaires pour sportifs (protéines en poudre, vitamines, boissons énergisantes, etc.), qui sont pour la plupart nocifs pour la santé.

 

Selon différentes études, pratiquer une activité régulière permettrait de réduire d’un tiers le risque de diabète, d’un quart environ le risque d’être victime d’une attaque cérébrale et le risque de développer un cancer du colon. Le risque de mortalité toutes causes confondues serait diminue de 15% environ par la pratique d’un quart d’heure d’activité physique par jour.

JE SUIS INSUFFISANT CARDIAQUE : JE VEILLE A MON HYGIENE DE VIE

L’insuffisance cardiaque est une maladie chronique qui évolue par poussées. Sa prise en charge repose notamment sur des conseils d’hygiène de vie qu’il est important de suivre au quotidien.

 

QUEL RÔLE JOUE L’ALIMENTATION DANS MON TRAITEMENT ?

Ce que l’on mange peut avoir des conséquences directes sur la charge de travail du cœur. Il est donc important de respecter certains conseils alimentaires et de mettre en place une alimentation équilibrée.

 

DOIS-JE MANGER SANS SEL ?

Le sel peut être à l’origine d’une rétention d’eau (accumulation excessive) dans l’organisme et provoquer ensuite un excès de travail pour le cœur.

S’il n’est plus demandé de manger strictement sans sel, il est toutefois recommandé de limiter sa consommation de 2 à 4 g par jour, sachant qu’une alimentation sans ajout de sel et sans aliments riches en sel apporte naturellement environ 2 g.

 

QUELS SONT LES ALIMENTS QUE JE DOIS ÉVITER DE MANGER ?

Il faut éviter les aliments riches en sel comme : la charcuterie, les conserves, les soupes industrielles, le fromage, les pâtisseries, le pain et les biscottes, les crustacés, les huîtres, les poissons de mer, le beurre ou les margarines salés, le lait, les viennoiseries, les eaux minérales gazeuses (sauf produits spécifiquement indiqués sans sel).

 

COMMENT PRÉSERVER LE GOÛT DE CE QUE JE MANGE ?

Les condiments, comme la moutarde, la mayonnaise et, de façon générale, les sauces préparées, sont à éviter.

Pour les remplacer et rehausser le goût des repas, les épices et les herbes aromatiques sont conseillés.

 

QUE DOIS-JE BOIRE ?

La consommation d’alcool est à éviter. Elle est néfaste pour votre cœur et vos vaisseaux.

Pour éviter de faire de la rétention d’eau il est parfois recommandé de limiter les apports en liquides. Certains médicaments, les diurétiques, peuvent être aussi prescrits pour éliminer l’eau en excès.

 

DOIS-JE ARRÊTER DE FUMER ?

Comme l’alcool, le tabac est dangereux pour votre cœur et vos vaisseaux, il est fortement recommandé d’en arrêter la consommation.

 

DOIS-JE FAIRE DU SPORT ?

Il existe différents stades de la maladie. La pratique d’une activité physique doit s’adapter au stade de la maladie.

En conséquence, il est important de demander l’avis de son médecin avant de se lancer dans une activité physique, de reprendre une activité physique, un sport, un loisir ou avant de reprendre un travail.

 

Vous devez réduire votre apport en sel à moins de 4g, arrêter la consommation de tabac et d’alcool, adapter votre activité physique. Ce sont des éléments importants dans la prise en charge de votre insuffisance cardiaque.

 

Hypertension artérielle

1-Definition

La pression artérielle est la force que le sang exerce sur la paroi de l’artère. Cette pression artérielle varie au cours de la journée. Quand la pression artérielle reste élevée dans le temps, au dessus d’une certaine valeur, on parle d’hypertension artérielle.

 

2-Pourqoi l’hypertension artérielle est-elle dangereuse ?

L’hypertension artérielle est dangereuse par ce qu’elle fait trop travailler le cœur. Elle fait perdre aux artères leur élasticité et accroit le risque des maladies cardiaques et des AVC. L’hypertension artérielle peut créer d’autres problèmes notamment une insuffisance cardiaque, une néphropathie, une cécité. Quelques uns de ces problèmes sont décrits ci-dessous :

 

a-Accident vasculaire cérébral (AVC) 

L’hypertension artérielle est le plus grand facteur de risque d’AVC. Une forte élévation de la tension peut provoquer la rupture d’un vaisseau affaibli, avec saignement dans le cerveau. Cela peut engendrer un AVC. De même, si un caillot de sang obstrue une artère rétrécie, cela peut engendrer un AVC.

 

b-Troubles visuels 

L’hypertension artérielle peut provoquer l’éclatement ou le saignement des vaisseaux sanguins dans l’œil. La vue peut devenir floue ou trouble visuel et peut évoluer vers la cécité.

 

c-Crise Cardiaque

L’hypertension artérielle est un grand facteur de risque cardiaque. Les artères fournissent du sang oxygène, au muscle cardiaque. Si le muscle cardiaque ne reçoit pas assez d’oxygène, une douleur à la poitrine, appelée « angine », peut apparaître. Si la circulation sanguine est bloquée, une crise cardiaque survient.

 

d-Insuffisance cardiaque congestive 

L’hypertension artérielle est le facteur de risque numéro 1 de l’insuffisance cardiaque congestive (ICC). L’ICC est une affection grave se définissant come l’incapacité du cœur à pomper suffisamment de sang pour satisfaire les besoins en oxygène de l’organisme.

 

e-Lésions artérielles 

Plus l’on prend de l’âge, les artères à travers tout l’organisme « durcissent », particulièrement celles du cœur, du cerveau, et des reins. L’hypertension artérielle s’accompagne d’une rigidité des artères. Tout ceci, en définitive, oblige le cœur et le rein à plus d’effort de travail.

f- Atteinte rénale 

Le rein est un filtre qui élimine les déchets de l’organisme. L’hypertension artérielle peut provoquer un rétrécissement de la lumière et un épaississement de la paroi des artères rénales. Le rein filtre alors moins de substance et les déchets s’accumulent dans le sang. Le rein peut totalement tomber en panne. Dans ce cas, il faut avoir recours à une dialyse ou à une transplantation rénale.

 

3-Qu’est ce qui provoque l’hypertension artérielle ?

Les causes de l’hypertension artérielle sont variées. Elles incluent le rétrécissement des artères, l’augmentation anormale du volume sanguin, l’augmentation du rythme cardiaque ou de la force de contraction cardiaque au-delà des normes. Chacune de ces situations entrainera une augmentation de la pression sur la paroi artérielle. L’hypertension artérielle peut également être causée par d’autres affections. Mais la plupart du temps la cause est inconnue. Par ailleurs, l’hypertension artérielle généralement ne se guérit pas mais peut être prévenue et contrôlée.

 

4-Qui peut développer une hypertension artérielle ?

L’hypertension artérielle est fréquente. Tout le monde peut développer une hypertension artérielle indépendamment de la race et de l’origine. Plusieurs personnes ont tendance à développer une hypertension artérielle quand elles prennent de l’âge mais il ne s’agit pas d’une question de vieillissement. Les personnes susceptibles de développer une hypertension artérielle sont les sujets de développer une hypertension artérielle sont les sujets obeses, les sujets ayant des antécédents familiaux d’hypertensions artérielle et ceux avec une pré-hypertension artérielle.

 

5-Comment savoir que je suis hypertendu ?

L’hypertension artérielle est souvent asymptomatique. La seule façon de découvrir que vous êtes hypertendu est de vérifier votre tension artérielle. En utilisant un tensiomètre à brassard usuel, votre médecin ou infirmier peut facilement dire si vous avez une tension élevée. Un chiffre tensionnel constant de 140/90mmHg ou plus est considère comme une hyperpression artérielle, une autre appellation de l’hypertension artérielle.

 

6-Comment pourrais-je contrôler l’hypertension artérielle ?

Il importe de prendre des mesures pour garder votre tension artérielle sous contrôle. La bonne nouvelle est que, traitée, l’hypertension artérielle peut être sous contrôle. Adopter un mode de vie sain est la première mesure efficace à la fois pour prévenir et contrôler l’hypertension artérielle. Ceci induit perdre du poids, accroitre votre activité physique, suivre un régime alimentaire, choisir et préparer votre nourriture avec peu de sel, boire l’alcool avec modération. Si le changement de mode de vie seul n’arrive pas à contrôler  votre hypertension artérielle, de nombreux médicaments antihypertenseurs existent pour vous aider.

a-Manger sainement

Les études ont démontré que suivre un régime alimentaire peut à la fois réduire de développer une hypertension artérielle et rabaisser une pression artérielle déjà élevée. Pour un régime alimentaire général, envisagez le régime « DASH ». DASH signifie «  Dietary Approaches to Stop Hypertension », une étude clinique qui a analysé l’effet des nutriments sur la pression artérielle. Les résultats de l’étude indiquent que des pressions artérielles élevées sont réduites en suivant un régime alimentaire riche en fruits et végétaux, et pauvres en produits laitiers gras, en acides gras satures, en lipides totaux et en cholestérol.

 

b-Réduire la consommation Sodium

Le secret d’une alimentation saine consiste à choisir des aliments pauvres en sodium. La règle habituelle est une cuillère à café de sel de table par jour. Ce régime pauvre en sodium empêche toute montée de la pression artérielle et aide les antihypertenseurs à bien agir.

 

 c-Garder la ligne

L’excès de poids accroit le risque de survenu d’une hypertension artérielle. En fait la pression artérielle augmente avec le poids. La perte de poids est l’effet le plus bénéfique chez le sujet hypertendu et obese.

 

d-Pratiquer des activités physiques

La pratique d’activités physiques est l’une des mesures les plus importantes à prendre pour éviter ou contrôler l’hypertension artérielle. Elle aide également à réduire le risque de maladie cardiaque il n’y a pas beaucoup d’effort à faire pour pratiquer des activités physiques.

 

e-Limiter la consommation d’alcool

Trop d’alcool fait monter la pression artérielle et peut également endommager le foie, le cerveau, le cœur. Les boissons alcoolisées contiennent des calories, ce qui poserait problème si vous essayiez de perdre du poids. Si vous prenez des boissons alcoolisées, prenez en une quantité modérée.

 

f- Arrêter de fumer

La fumée lèse la paroi des vaisseaux sanguins accélère le processus de durcissement des artères. Cela s’applique même aux cigarettes filtrées. Bien que cela ne provoque pas une forte augmentation de la pression artérielle, fumer est mauvais pour toute personne, particulièrement pour les hypertendus. Si vous fumez, arrêtez ! Si vous ne fumez pas, ne vous y aventurez pas ! Dès que vous arrêtez de fumer, votre risque de faire une crise cardiaque est réduit après la première année.

 

g-Prendre vos médicaments tel que conseille par votre médecin

Les médicaments prescrits par le médecin vous aideront a gérer votre tension artérielle ainsi que les problèmes associes. Prenez régulièrement vos médicaments en suivant les conseils de votre médecin. Vous pouvez concevoir votre propre astuce pour ne pas oublier une prise. N’oubliez pas de renouveler l’achat de vos médicaments avant que votre stock ne soit épuise afin de manquer une prise. Conserver vos médicaments à votre portée mais hors de porte des enfants. En cas de problème, consultez votre médecin.

JE CONNAIS LES FACTEURS DE RISQUE CARDIOVASCULAIRES

Certaines maladies et certaines habitudes de vie peuvent augmenter de manière importante le risque de développer des maladies du cœur et des artères.

 

QU’EST-CE QU’UN FACTEUR DE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ?

Certaines maladies et certaines habitudes de vie peuvent augmenter de manière importante le risque de développer des pathologies touchant le cœur et les artères.

Ces maladies et ces habitudes sont appelées facteurs de risque cardiovasculaire.

 

HYPERTENSION ARTÉRIELLE, DIABÈTE, CHOLESTÉROL… SONT-ILS DES FACTEURS DE RISQUE ?

Oui. Ces trois maladies ont des effets négatifs sur le cœur et les artères.

Une maladie touchant les artères peut avoir des conséquences sur tous les organes qu’elles nourrissent.

Ainsi, elle peut endommager les reins, les yeux, le cerveau, les jambes et, bien évidemment, le cœur.

 

QUELS SONT MES FACTEURS DE RISQUE ?

  • Le tabac : j’arrête.

Fumer augmente de manière très importante le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Il faut compter 3 ans après l’arrêt complet du tabac pour considérer que ce risque n’existe plus.

  • L’alimentation : je ne mange ni trop gras, ni trop salé, ni trop sucré.

Une consommation excessive de graisses animales (notamment la charcuterie) a pour conséquence l’apparition d’un excès de mauvais cholestérol (LDL) dans le sang qui se dépose sur les parois des artères et risque de les obstruer.

Une consommation excessive de sel favorise l’hypertension artérielle.

Une consommation excessive d’aliments trop sucrés favorise l’apparition du diabète, un excès de sucre dans le sang.

  • L’âge, le sexe et les antécédents familiaux : j’en tiens compte.

Femmes et hommes ne sont pas égaux. Le risque commence vers 60 ans pour une femme et 50 ans pour un homme.

Les personnes, ayant un parent proche (père/mère, frère/sœur, fils/fille) qui a souffert d’un infarctus ou qui est décédé subitement d’un problème cardiaque, ont plus de risque de développer une maladie cardiovasculaire.

  • L’hygiène de vie : je fais attention.

La consommation d’alcool agit sur les artères et la circulation en général.

Le surpoids favorise l’hypertension artérielle.

Le manque d’activité physique est un risque supplémentaire.

 

L’âge, le tabac, l’alcool, le diabète, l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, l’hérédité augmentent le risque de souffrir d’une maladie du cœur et des vaisseaux. Ce risque augmente de manière très importants lorsque ces facteurs sont associes. Une surveillance régulière de sa sante et une bonne hygiène de vie permettent de diminuer le risque de souffrir d’une maladie cardiovasculaire.

JE CUISINE AVEC MOINS DE MATIERES GRASSES

En adoptant des astuces et certains modes de cuisson, vous pouvez réduire les matières grasses dans vos préparations.

QUELQUES INFORMATIONS

  • La cuisson à l’eau : pour tous les légumes verts ou secs, les féculents, les poissons au court-bouillon, les viandes type pot-au-feu, petit salé.
  • La cuisson au bain-marie : pour les œufs brouillés, les filets de poisson ou pour réchauffer les restes.
  • La cuisson à la vapeur : pour les légumes, la semoule, les pommes de terre, les poissons (saumon, sole, colin, crevettes…), ou une viande entière ou en morceaux accompagnée de légumes.
  • La cuisson au wok (héritée des Asiatiques et très à la mode actuellement) : pour tous les légumes, le riz, les viandes et les poissons. Consultez le livret de recettes joint au wok pour connaître toutes les variétés de plats possibles. Le lait de coco souvent utilisé dans ces recettes doit être décompté de votre ration journalière de matières grasses. (Il existe du lait de coco light.)
  • La cuisson à l’étouffée : pour les légumes, car ils contiennent de l’eau. Leur cuisson lente à feu doux leur permet de mijoter dans leur jus.
  • La cuisson mijotée : pour les viandes blanches (poulet, dinde, veau, porc…) ou les viandes à braiser (bœuf bourguignon, poulet basquaise…).
  • La cuisson au gril : pour la viande rouge, le porc, les brochettes, les sardines, les rougets, le saumon…
  • La cuisson à la poêle : pour les œufs, les omelettes, toutes les viandes et les poissons en tranche. Inutile d’y ajouter de l’huile ou du beurre qui, rappelons-le, supportent assez mal la vive chaleur. Un papier absorbant imbibé d’un peu d’huile suffit, si vous avez peur que les aliments n’attachent.
  • La cuisson en papillote : pour les poissons (rouget, daurade, thon…), les viandes maigres (lapin, poulet…), les pommes de terre et les fruits.
  • La cuisson au four traditionnel : pour les volailles, les rôtis, les poissons, les gratins, les pommes cuites, les brochettes de fruits…
  • La cuisson au micro-ondes : pour les poissons, les légumes verts, les pommes de terre, les fruits. Elle permet de réchauffer les restes sans matières grasses.

 

DES ASTUCES À NE PAS NÉGLIGER

Jouez avec les herbes aromatiques fraîches ou surgelées, les épices, la moutarde, le fromage blanc à 0 % et les condiments.

Enlevez les bardes qui entourent un rôti, une pintade ; retirez le gras de la viande.

Versez un demi-verre d’eau dans la poêle ou la cocotte pour que les aliments n’attachent pas.

Pensez à garnir l’intérieur des poissons avec du citron, de l’aneth, de l’estragon, du fenouil… Prenez l’habitude de cuisiner sur un lit de légumes (poireaux, poivrons, tomates, carottes), avec du citron et des aromates.

Pourquoi ne pas utiliser parfois de l’alcool (vin, rhum, whisky…) qui s’évapore à la cuisson et ne laisse que son parfum.

Prenez de la Maïzena pour lier vos sauces. Lors de la cuisson, elle épaissit et rend les sauces chaudes plus onctueuses.

 

LES BONNES GRAISSES

Ce sont celles qui préservent notre système cardiovasculaire. On les trouve dans :

  • Huiles de colza, d’olive, de lin et de noix, de pépins de raisin, de tournesol et de maïs.
  • Poissons gras : sardine, hareng, thon, saumon, anchois, truite, maquereau.
  • Ces aliments apportent des acides gras essentiels : l’acide linoléique et l’acide alpha-linoléique, précurseurs des fameux oméga-3 et oméga-6.
  • Les noix, noisettes, avocat.
  • La viande de canard.

Bon à savoir : 

La population française manque d’oméga 3 mais pas d’oméga 6.  Il est donc inutile d’apporter trop d’oméga 6 comme ceux contenus dans l’huile de pépins de raisin (70%), l’huile de tournesol (60%) ou encore dans l’huile de maïs (61%).

L’avantage des huiles de pépins de raisin et de tournesol est leur apport en acide oléique oméga 9 (20%) comme l’huile d’olive (oméga 9 70%) bénéfique sur le système cardiovasculaire.

Il faut donc privilégier l’huile de colza et de noix , les noix, les noisettes, ou encore les avocats et bien évidemment les poissons gras.

 

LES MAUVAISES GRAISSES

Ce sont les acides gras saturés et les acides gras trans. Les premières sont dites mauvaises, parce qu’elles contribuent à augmenter le mauvais cholestérol (LDL). On les trouve dans :

  • Viande (pas plus de 200 g par jour).
  • Charcuterie.
  • Plats industriels (plats cuisinés, viennoiseries, pâtisseries…). Ils sont à éviter le plus possible.
  • Produits laitiers (fromages notamment). Il s’agit surtout des produits au lait entier et s’ils sont consommés en trop grande quantité.
  • Noix de coco et donc l’huile de palme, de coprah, de coco.
  • Que dire du beurre. Les recommandations ont changé récemment. En effet, les acides gras saturés du beurre sont à chaîne courte et donc métabolisés rapidement ; ils n’entraînent donc pas de dépôt vasculaire contrairement aux acides gras saturés à chaines longues comme l’acide palmitique par exemple.

 

Prenez le temps de lire les étiquettes, elles sont plus détaillées et plus objectives que les informations figurant en gros sur les produits.

JE VAIS PASSER UNE CORONAROGRAPHIE

La coronarographie permet de visualiser les artères du cœur. C’est l’examen de référence en cas de suspicion d’infarctus du myocarde ou d’angine de poitrine.

QU’EST-CE QUE LA CORONAROGRAPHIE ?

Cet examen consiste à injecter de l’iode – un produit de contraste inoffensif sauf en cas d’allergie à l’iode – dans les artères coronaires qui irriguent le cœur, afin de les rendre visibles sur des images radiologiques.

Il étudie les artères coronaires, afin de détecter les anomalies de circulation sanguine dues à un obstacle, comme un rétrécissement ou un caillot.

Il permet de localiser le nombre et les caractéristiques de ces obstacles. Il mesure aussi les pressions à l’intérieur des cavités cardiaques.

 

COMMENT ME PRÉPARER AVANT L’EXAMEN À LA MAISON ?

Avant l’examen, une prise de sang aura été prescrite afin de vérifier certains paramètres (fonction rénale, coagulation…).

Cet examen se pratique à l’hôpital. Vous pouvez vous y rendre seul (e), mais prévoyez de vous faire raccompagner.

Vous y arriverez la veille et vous ne ressortirez la plupart du temps que le lendemain. Pensez à préparer vos affaires personnelles.

En arrivant à l’hôpital, indiquez votre traitement et d’éventuelles allergies.

A l’hôpital, vous ne devez ni manger, ni boire, ni fumer pendant les quatre à six heures qui précèdent l’examen.

 

COMMENT SE DÉROULE L’EXAMEN ?

N’hésitez pas à rappeler à l’équipe médicale, avant l’intervention, vos allergies éventuelles, vos traitements en cours, une maladie récente, vos craintes ou appréhensions.

Dans une salle de radiologie, avec une table au-dessus de laquelle se trouve un bras articulé équipé d’un tube à rayons X. Vous êtes allongé sur le dos sur la table.

Le médecin ou l’infirmière place des électrodes autocollantes sur votre poitrine afin de pouvoir contrôler l’activité électrique de votre cœur grâce à un électrocardiogramme. Cette surveillance est parfaitement indolore.

L’infirmière place ensuite une perfusion au niveau d’une veine de votre bras.

Le cardiologue pratique une anesthésie locale au niveau du coude ou en haut de la cuisse, dans le pli de l’aine.

Puis il introduit une petite sonde appelée cathéter et suit sur un écran son cheminement dans l’aorte jusqu’à l’origine des artères coronaires.

Il injecte l’iode et réalise plusieurs clichés afin de visualiser le réseau vasculaire.

Dites ce que vous ressentez.

Après l’examen, le cardiologue retire le cathéter et réalise un point de compression afin d’éviter tout saignement.

Vous devez rester allongé quelques heures, mais vous pouvez manger et boire normalement.

A la lecture des images obtenues, le cardiologue fait un premier commentaire.

Ce n’est pas très douloureux : l’injection de l’iode entraîne une sensation de chaleur dans le bras, puis dans tout le corps, mais c’est une réaction passagère.

 

L’EXAMEN EST-IL DOULOUREUX ?

L’examen n’est pas douloureux. La mise en place du cathéter peut être un moment un peu désagréable. Il s’agit d’une piqûre semblable à une prise de sang. L’anesthésie locale vous évitera d’avoir mal. L’injection de l’iode entraîne une sensation de chaleur dans le bras, puis dans tout le corps mais c’est une réaction passagère.

 

L’EXAMEN PRÉSENTE-T-IL DES RISQUES ?

Il peut y avoir un hématome (bleu). Généralement, la pose d’une compression évite ce désagrément.

Cependant une augmentation de volume au point de ponction de l’artère dans les jours qui suivent l’examen doit vous conduire à consulter rapidement. Plus rarement, le maniement de la sonde peut occasionner des « blessures » des vaisseaux sanguins.

Au cours de l’examen, peuvent survenir des malaises, des douleurs dans la poitrine, des palpitations. Si ces malaises persistent consultez votre médecin ou prévenez l’établissement ou le service qui a pratiqué cet examen.

Le produit de contraste (produit iodé) peut provoquer une réaction allergique.

Les rayons utilisés à faible dose, sont sans danger.

 

COMBIEN DE TEMPS DURE L’EXAMEN ?

Entre une demi-heure et une heure pour l’examen proprement dit.

Environ 5 heures de repos après l’examen.

A votre retour, ménagez-vous quelques jours après l’examen : pas de gestes brusques ni d’exercices soutenus.

 

OÙ M’ADRESSER SI JE DOIS BÉNÉFICIER D’UN TEL EXAMEN ?

A l’hôpital ou dans des cliniques privées de cathétérisme cardiaque. Le rendez-vous est pris par le patient.

 

ET LES RÉSULTATS ?

La plupart du temps, les résultats sont remis dans les heures qui suivent.

La coronarographie permet de visualiser les artères du cœur

 

TEMOIN D’UN ARRET CARDIAQUE : J’APPLIQUE LES GESTES QUI SAUVENT

Chaque année, 50 000 personnes décèdent d’un arrêt cardiaque. Pourtant, l’arrêt cardiaque n’est pas forcément fatal, à condition d’agir rapidement.

 

COMMENT PUIS-JE RECONNAÎTRE UN ARRÊT CARDIAQUE ?

La victime perd connaissance et ne réagit pas quand on lui parle. La victime n’a plus de pouls et on ne perçoit plus sa respiration : sa poitrine ne se soulève pas et on ne sent pas son souffle en approchant la joue. La victime devient très pâle ou sa peau prend une couleur bleuâtre.

 

QUE DOIS-JE FAIRE SI JE SUIS TÉMOIN D’UN ARRÊT CARDIAQUE ?

 

  1. Appelez le SAMU en composant le 15 :
  • Décrivez ce que vous avez vu.
  • Indiquez l’adresse de l’accident.
  • Précisez si des gestes de secours ont déjà été pratiqués.
  • Surtout, ne raccrochez pas avant qu’on ne vous le dise.

 

  1. Pratiquez un massage cardiaque :
  • Allongez la victime et mettez-vous à genoux à côté d’elle.
  • Positionnez vos mains l’une sur l’autre au milieu du thorax.
  • Exercez des pressions fortes, en relâchant bien l’effort de vos mains entre chaque pression.
  • Faites une série de 30 pressions à un rythme régulier. Vous pouvez ensuite effectuer deux insufflations (ou bouche-à-bouche) et recommencer une série de 30 pressions.

 

  1. Appliquez un défibrillateur automatisé externe :  
  • S’il y a un défibrillateur sur place, utilisez-le après 2 minutes de massage cardiaque, sinon poursuivez les massages cardiaques jusqu’à l’arrivée des secours.

 

JE N’AI AUCUNE FORMATION DE SECOURISME, DOIS-JE TOUT DE MÊME AGIR ?

Si vous êtes témoin d’un arrêt cardiaque, il est de votre devoir d’agir. La première démarche : appeler le SAMU. Après avoir décrit la situation à votre interlocuteur, celui-ci pourra vous guider sur les gestes à effectuer. Les premiers gestes de secours sont des gestes simples, qui augmenteront les chances de survie de la victime.

J’AIMERAIS M’INITIER AUX GESTES QUI SAUVENT, À QUI DOIS-JE M’ADRESSER ?

Plusieurs organismes dispensent des formations de secourisme gratuites partout en France. Ces formations ne durent que quelques heures et sont accessibles à toute personne de plus de 10 ans. Vous obtiendrez de plus amples informations sur ces formations auprès de la mairie de votre résidence, des pompiers ou de l’antenne locale de la Croix-Rouge. A défaut, vous pouvez contacter les sites internet dédiés au secourisme

 

En présence d’une victime d’un arrêt cardiaque, le pire est de ne rien faire. Pour être plus efficace et agir avec sang-froid, des formations  sont dispensées au Sénégal.

JE SUIS CARDIAQUE : COMMENT BIEN PREPARER MON VOYAGE ?

On peut être cardiaque et souhaiter voyager. Voici quelques conseils pour le faire en toute sécurité et en profiter pleinement. La plupart des déplacements, mêmes lointains, sont possibles.

DOIS-JE CONSULTER MON MÉDECIN AVANT DE PARTIR ?

Oui. Consultez-le au moins un mois avant votre départ. Si vous le pouvez, faites-lui part de votre projet avant de confirmer votre voyage. Il fera le point sur votre état de santé et s’assurera que ce voyage ne risque pas de vous mettre en danger. Si besoin, il adaptera votre traitement. Si votre problème cardiaque est bien contrôlé, bien stabilisé, votre voyage s’effectuera dans de bonnes conditions. Attention, la fatigue, le stress, le manque d’oxygène, les grosses chaleurs ou les fortes variations de température peuvent aggraver votre problème cardiaque. Un voyage dans des conditions aventureuses ou trop sportives est déconseillé. Si vous avez un projet de trekking, de randonnée ou si vous souhaitez pratiquer un sport pendant vos vacances, précisez-le à votre médecin.

 

L’AVION EST-IL CONTRE-INDIQUÉ ?

L’avion soumet le voyageur à des diminutions de pression en oxygène, qui augmentent le travail du cœur (augmentation de la fréquence et du débit cardiaque).De plus, le risque de phlébite est augmenté lors des voyages en avion. Des précautions supplémentaires sont parfois nécessaires (bas de contention, injection d’anticoagulant avant le départ…). Il est conseillé de suivre les consignes données à bord de l’avion par la compagnie aérienne (faire de petits exercices physiques, contracter les mollets, se déplacer dans l’avion…).

 

ET LES AUTRES TRANSPORTS ?

Tous les moyens de transport sont source de stress. Faites des pauses et essayez de vous décontracter et de marcher un peu. Si vous conduisez un véhicule, pensez à vous reposer le plus souvent possible, et évitez la conduite de nuit. Une croisière sur un paquebot ne pose pas de problèmes en général. Mais une longue traversée sur un bateau de plaisance peut vous soumettre à un stress, compte tenu de l’isolement et de l’éloignement de services sanitaires. Si nécessaire, votre médecin vous prescrira un traitement préventif du mal de mer, compatible avec votre traitement habituel. De manière générale, le mal des transports s’accompagne d’une accélération du cœur.

 

Y A-T-IL DES CONSIGNES PARTICULIÈRES POUR MON TRAITEMENT ?

Organisez-vous de manière à ne jamais tomber en panne de traitement. Réfléchissez également à bien répartir vos médicaments, entre ceux que vous conserverez à portée de main et ceux qui voyageront dans vos bagages (en soute dans l’avion). Anticipez le temps de transport et un éventuel problème de retard de bagages si vous voyagez en avion. Dans votre trousse médicale, n’oubliez pas les médicaments utiles pour faire face à certains maux fréquents à l’étranger, selon la destination (contre les diarrhées et les maux de ventre, contre le paludisme, contre la douleur, désinfectants pour les plaies, désinfectants pour l’eau…).Si, au cours de votre voyage, vous êtes soumis à un décalage horaire important, demandez conseil à votre médecin sur la façon d’adapter vos prises de médicaments aux horaires de votre destination.

 

QUELS SONT LES DOCUMENTS À EMPORTER ?

  • Le double de vos ordonnances mentionnant le nom international de chacun de vos médicaments (dénomination commune internationale : DCI), si vous partez à l’étranger.
  • Un certificat rédigé si possible en anglais, précisant la nature des produits à conserver sur vous si vous devez emporter des médicaments en cabine (avion).
  • Les résultats de vos derniers examens, ainsi qu’un résumé de votre dossier médical (idéalement en anglais si votre destination n’est pas francophone).
  • Si vous portez un implant cardiaque, ayez toujours sur vous votre carte de porteur de pacemaker ou de stimulateur cardiaque. Signalez-le au contrôle avant de passer sous les portiques magnétiques de sécurité.

 

UNE FOIS SUR PLACE, QUELLES PRÉCAUTIONS DOIS-JE PRENDRE ?

Dès votre arrivée, renseignez-vous sur les services sanitaires à votre disposition : personnel médical dans l’hôtel ou en liaison avec l’hôtel, médecin de garde, établissement hospitalier proche, pharmacie, etc…Ne faites pas d’exercices ou de pratiques inhabituelles (soleil trop chaud, mer trop froide, sports violents, endurance…).Surveillez votre alimentation et évitez les excès. En cas de chaleur, hydratez-vous le plus souvent possible en buvant des boissons capsulées (capsule ou bouchon) et en vous passant un brumisateur sur la peau (visage et membres).

 

QUE DOIS-JE FAIRE EN CAS D’INCIDENT DE SANTÉ ?

Gardez votre calme et prenez contact avec les services médicaux que vous aurez identifiés à votre arrivée. Une fois pris en charge, informez l’équipe médicale de vos problèmes de santé et donnez-leur les documents où figurent vos traitements. Montrez-leur les médicaments que vous prenez ou que vous avez pris dans les jours précédents. Pensez à demander le compte-rendu de votre prise en charge. En cas de difficulté majeure (difficulté de traduction ou de rapatriement), sachez que vous pouvez toujours avoir recours aux services de l’ambassade ou du consulat français de votre lieu de vacances, si vous êtes à l’étranger.

 

A L’ÉTRANGER, PUIS-JE BÉNÉFICIER D’UNE PRISE EN CHARGE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE ?

Si vous voyagez dans un pays de l’espace économique européen, ou en Suisse, vous pouvez bénéficier des services de la Carte européenne d’assurance-maladie (elle remplace le précédent formulaire E 111).Demandez-la à votre caisse d’assurance-maladie. Elle est valable 1 an. Attention, prévoyez un délai raisonnable entre la demande de la carte et votre départ (au moins 2 semaines).Cette carte vous permet de bénéficier de la couverture assurance-maladie (médicaments et soins).Dans les autres pays (hors communauté européenne), si vous avez des frais médicaux, conservez les factures. A votre retour, vous contacterez votre caisse d’assurance-maladie et votre mutuelle. Dans certains cas, vous pourrez bénéficier du remboursement d’une partie des frais, prise en charge, notamment, par votre mutuelle ou votre assurance. Il est recommandé de prendre une assurance annulation au moment de la réservation en étudiant les clauses, ainsi qu’une assurance rapatriement en cas de départ à l’étranger.

Avant de partir : prenez une assurance complémentaire couvrant les frais médicaux et les éventuels frais de rapatriement. Renseignez-vous sur les conditions sanitaires de votre pays de destination. Le ministère des affaires étrangères met a la disposition de tous les voyageurs des conseils précieux en matière de sante, mais aussi de sécurité ou sur les formalités nécessaires pour chaque pays du monde.

COMMENT PEUVENT S’EXPLIQUER MES TROUBLES SEXUELS ?

Les troubles sexuels peuvent être la conséquence d’une maladie, de la prise de certains médicaments ou des suites d’une intervention. Le plus souvent, ils sont d’ordre psychologique. Ils sont plus fréquents chez l’homme que chez la femme.

QU’APPELLE-T-ON TROUBLES SEXUELS ?

  • Chez l’homme, il s’agit d’une baisse du désir sexuel, ce que l’on appelle encore baisse de la libido. Cela peut se traduire par un retard de l’éjaculation et de l’orgasme ou par une érection défaillante, appelée dysfonction érectile.
  • Chez la femme, les troubles sexuels sont, comme chez l’homme, une baisse de la libido. Mais ils peuvent être marqués par une sécheresse vaginale, un retard ou une absence d’orgasme ou une modification de la sensibilité lors du coït, due à une perturbation de la circulation sanguine.

 

QUELLES MALADIES PEUVENT AFFECTER MES FONCTIONS SEXUELLES ?

Votre sexualité fait appel à des mécanismes vasculaires, nerveux ou encore hormonaux. Toutes les maladies qui altèrent ces fonctions sont donc susceptibles d’altérer votre sexualité. Les plus fréquentes sont celles provoquant des anomalies des vaisseaux sanguins, comme l’artériosclérose qui occasionne un durcissement des artères, ou comme l’hypertension artérielle qui est à l’origine de la hausse anormale de la pression sanguine. Des maladies, comme le diabète ou la sclérose en plaques, vont s’attaquer aux centres neurologiques situés dans la moelle épinière ou à des nerfs importants.

Les dysfonctionnements hormonaux survenant à la ménopause ou à l’andropause peuvent également expliquer certaines difficultés. Des accidents ou des traumatismes peuvent altérer les nerfs et entraîner des troubles sexuels. C’est le cas, entre autres, des traumatismes de la moelle épinière (paraplégie, tétraplégie). L’alcoolisme chronique ou certaines maladies rénales peuvent aussi causer des lésions nerveuses.

 

PUIS-JE AVOIR DES TROUBLES SEXUELS SUITE À UNE OPÉRATION ?

Certaines opérations peuvent affecter les artères amenant le flot sanguin vers les organes génitaux. C’est le cas de certains cancers, notamment du cancer de la prostate et d’opérations touchant le bassin (intestin, côlon, rectum, testicules…).

 

COMMENT UN MÉDICAMENT PEUT-IL MODIFIER LES FONCTIONS SEXUELLES ?

Les mécanismes par lesquels un médicament agit sur votre fonction sexuelle sont multiples. Certains médicaments peuvent momentanément perturber vos mécanismes hormonaux, vasculaires ou nerveux.

 

QUELS SONT LES MÉDICAMENTS IMPLIQUÉS ?

De nombreux médicaments peuvent provoquer des troubles sexuels. Cela peut se limiter uniquement aux premiers jours du traitement. Généralement, les informations figurent dans les notices des médicaments. L’association de plusieurs médicaments peut augmenter les risques. En cas de doute, posez la question à votre médecin ou à votre pharmacien.

 

J’AI UN PROBLÈME D’ÉJACULATION PRÉCOCE, EST-CE DÛ AUX MÉDICAMENTS ?

Non. L’éjaculation précoce n’est théoriquement pas liée aux effets secondaires d’un médicament. Elle peut être liée à un dysfonctionnement mécanique ou à une anxiété passagère.

 

MES DIFFICULTÉS SEXUELLES PEUVENT-ELLES DISPARAÎTRE ?

Dans la majorité des cas, oui. Tout dépend de l’origine de ces difficultés. Si ces troubles sont liés à un traitement, ils disparaîtront le plus souvent après l’arrêt du traitement. Suite à une intervention chirurgicale ou à un traumatisme, l’activité sexuelle normale peut reprendre avec un délai plus ou moins long. Dans ce cas, une aide pourra vous être proposée. N’hésitez pas à en parler lors des consultations. Le plus souvent, les difficultés sexuelles sont d’ordre psychologique, les solutions sont nombreuses et efficaces. Il suffit d’en parler à son médecin traitant.

En cas de troubles sexuels suite à une intervention ou lors d’un nouveau traitement, il est important d’en parler avec votre médecin. Il pourra procéder à l’évaluation de la perturbation et, selon votre état de santé, modifier le traitement, vous adresser à un spécialiste urologue ou encore à un sexologue

 

APNÉE DU SOMMEIL un vrai danger pour votre cœur!

Le syndrome d apnée du sommeil « SAS » est un trouble du sommeil qui se caractérise par des arrêts involontaires de la respiration de 10 à 30 sec.
Elle est due à un relâchement des muscles de la gorge et de la langue, ce qui entraîne un blocage du passage de l air lors de la respiration, et par conséquent un déficit en apport de l oxygène pour le cerveau et le cœur. Chaque micro réveil augmente la pression artérielle et le rythme cardiaque.
A long terme, l apnée du sommeil peut être à l origine de graves complications cardio vasculaires: HTA sévère, accident vasculaires cérébraux, infarctus du myocarde, troubles du rythme ou encore une défaillance cardiaque, voir même une mort subite.
Le diagnostic est facilité par un enregistrement polysomnographique, chez des patients obèses (BMI > a 30), qui présentent un ronflement sonore nocturne, asthénie avec somnolence diurne.