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Accident vasculaire cérébral: Prevention ( fin)

La prévention de l’accident vasculaire cérébral

Peut-on prévenir?
Selon le guide de prévention de l’accident vasculaire cérébral édité en 2011 par l’American Heart Association, les personnes ayant de saines habitudes de vie réduisent de 80 % leur risque de subir un premier AVC par rapport à celles qui négligent les facteurs de risque.
     Mesures préventives de base
Adopter de saines habitudes de vie
*Ne pas fumer;
*Éviter les excès d’alcool;
*Faire une activité physique régulière;
*Eviter l’obésité;
*Faire de bons choix alimentaires : l’alimentation influe sur plusieurs facteurs de risque d’AVC. Des chercheurs ont passé en revue 375 études parues entre 1979 et 2004 afin de cerner le type d’alimentation qui contribue le mieux à prévenir les AVC. Selon leurs analyses, une alimentation pauvre en sel (moins de 1 150 mg par jour) et riche en potassium et en magnésium abaisse la tension artérielle et, de ce fait, contribue à prévenir les AVC. Une alimentation riche en fruits et en légumes fournit généralement des quantités adéquates de potassium. Les céréales entières, les noix, les graines, les légumineuses et les légumes à feuilles vert foncé sont de bonnes sources de potassium. Les études montrent que les personnes qui consomment environ 10 portions de fruits et de légumes par jour, qui privilégient les céréales à grains entiers et qui mangent de 1 à 2 portions de poisson gras par semaine courent moins le risque de souffrir d’un AVC. Pour ce qui est des régimes, il a été démontré que les DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension) et le régime méditerranéen aident à prévenir l’hypertension de façon efficace. Pour en savoir plus sur le régime DASH, consulter la fiche Hypertension;
*Apprendre à mieux affronter le stress;
*Changer de méthode contraceptive si c’est nécessaire. Les femmes de plus de 35 ans qui prennent une pilule contraceptive et qui sont considérées comme à risque (parce qu’elles fument ou parce qu’elles ont une tension artérielle élevée…) devraient opter pour une autre méthode contraceptive, comme un dispositif intra-utérin ou une pilule qui ne contient que de la progestérone.
Se soumettre à des examens et à des traitements médicaux
*Consulter son médecin à la fréquence recommandée par celui-ci. Lorsqu’un patient court un risque élevé d’avoir un AVC, le médecin peut écouter au stéthoscope le bruit de ses artères carotides. S’il soupçonne qu’une artère est touchée par l’athérosclérose, il recommande une échographie Doppler des carotides. Cet examen permet de connaître le degré de rétrécissement de l’artère;
*Surveiller régulièrement sa tension artérielle et, si on souffre d’hypertension, la traiter, même si elle est asymptomatique. Il s’agit du facteur de risque le plus important à contrôler. Une saine alimentation (il est important, entre autres, d’éviter la nourriture très salée), la pratique de l’exercice physique, une consommation modérée d’alcool et le fait de cesser de fumer sont quelques mesures qui contribuent à abaisser la pression sanguine. La prise de médicaments est parfois nécessaire. La tension artérielle devrait être prise par le médecin au moment de l’examen médical périodique;
*Procéder régulièrement à un bilan des lipides sanguins. Prendre les mesures nécessaires pour corriger les anomalies. Les personnes à risque (celles qui souffrent de diabète, d’hypertension, de tabagisme, d’obésité abdominale, d’antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires, etc.) devraient se soumettre à un dépistage plus fréquent;
*Vérifier ou faire vérifier régulièrement sa glycémie dans le but de prévenir le diabète. De plus, bien contrôler sa glycémie si on est diabétique. Au moment de l’examen médical périodique, si le médecin juge que c’est nécessaire, il peut prescrire un test de glycémie à jeun;
*Consulter son médecin sans tarder en cas de rythme cardiaque anormalement rapide ou irrégulier;
*Traiter une maladie cardiaque.
 Mesures pour prévenir les récidives
Prendre un médicament anticoagulant. On recommande aux personnes qui ont déjà été victimes d’un accident ischémique transitoire, ou d’un AVC causé par une thrombose ou par une embolie cérébrales, de prendre quotidiennement un médicament qui réduira le risque de formation d’un caillot sanguin. Il peut s’agir d’un anticoagulant ou d’un antiplaquettaire. Les personnes pour lesquelles l’aspirine est contre-indiquée peuvent prendre du bisulfate de clopidogrel ou du chlorhydrate de ticlopidine . 

Accident vasculaire cérébral: causes et traitement (partie 2)

Les personnes à risque d’un accident vasculaire cérébral:

  • Les personnes ayant déjà eu un accident ischémique transitoire ou un AVC;
  • Les personnes atteintes d’un trouble cardiaque (anomalie d’une valve cardiaque, insuffisance cardiaque ou arythmie cardiaque) et celles qui ont récemment eu un infarctus du myocarde. La fibrillation auriculaire, une forme d’arythmie cardiaque, est particulièrement dangereuse, parce qu’elle amène le sang à stagner dans le coeur; cela entraîne la formation de caillots sanguins. Si ces caillots circulent jusqu’aux artères du cerveau, ils peuvent causer un AVC;
  • Les personnes diabétiques. Le diabète contribue à l’athérosclérose et réduit la capacité de l’organisme à dissoudre les caillots sanguins;
  • Les personnes atteintes d’apnée du sommeil. L’apnée peut entraîner une hausse de la pression sanguine et contribuer à la formation de caillots sanguins;
  • Les personnes ayant un nombre élevé de globules rouges dans le sang (polyglobulie)
  • Les personnes dont un proche parent a été atteint d’un AVC.

Les facteurs de risque d’un accident vasculaire cérébral

  • L’hypertension: C’est le facteur de risque le plus important. La haute pression sanguine affaiblit la paroi des vaisseaux sanguins, y compris ceux du cerveau;
  • L’hypercholestérolémie : Un taux élevé de cholestérol LDL (abréviation du terme anglais low density lipoproteins, dit « mauvais cholestérol ») ou de triglycérides contribue à l’athérosclérose et au durcissement des artères.
  • Le tabagisme. Il contribue à l’athérosclérose. De plus, la nicotine agit comme un stimulant cardiaque et augmente la pression sanguine. Quant au monoxyde de carbone présent dans la fumée de cigarette, il réduit la quantité d’oxygène qui parvient au cerveau, parce qu’il se fixe sur les globules rouges à la place de l’oxygène;
  • L’obésité;
  • Une mauvaise alimentation;
  • La sédentarité;
  • Un stress chronique;
  • L’excès d’alcool ou de drogues dures, comme la cocaïne;
  • La prise de contraceptifs oraux, surtout dans le cas des femmes qui sont à risque et qui ont plus de 35 ans;
  • L’hormonothérapie de remplacement administrée au moment de la ménopause (elle augmente légèrement le risque).

Remarque. Ces facteurs augmentent aussi les risques de souffrir d’une maladie coronarienne. Consulter notre fiche Troubles cardiaques.

Causes

L’athérosclérose, c’est-à-dire la formation de plaques de lipides sur la paroi des vaisseaux sanguins, est l’une des principales causes de l’accident vasculaire cérébral. L’hypertension artérielle est aussi un facteur de risque important. Avec le temps, la pression anormale exercée par le sang sur la paroi des vaisseaux sanguins peut provoquer leur rupture. La rupture d’une artère du cerveau peut être facilitée par la présence d’un anévrisme. L’anévrisme est un gonflement d’une petite section d’une artère, en raison d’une faiblesse de la paroi.Il n’est pas toujours possible de déterminer la cause exacte d’un AVC. Il est important, cependant, que les médecins la recherchent en procédant à divers examens afin de réduire le risque de récidive

Les traitements médicaux de l’accident vasculaire cérébral

 Un accident vasculaire cérébral est une urgence médicale et nécessite un traitement immédiat, tout comme une crise cardiaque. Il faut contacter les services d’urgence le plus rapidement possible, même si les symptômes se résorbent après quelques minutes. Plus les soins sont obtenus rapidement, plus le risque de garder des séquelles diminue.

Le premier objectif est de minimiser les dommages au cerveau en rétablissant la circulation sanguine en cas d’accident ischémique confirmé par une imagerie cérébrale ou en réduisant l’épanchement de sang en cas d’accident hémorragique. Si l’AVC est grave, la personne demeurera en observation à l’hôpital durant quelques jours. Une période de réadaptation, à domicile ou dans un centre spécialisé, est parfois nécessaire. Il faut, de plus, rechercher et traiter la cause de l’AVC (par exemple, en corrigeant une tension artérielle trop élevée ou une arythmie cardiaque).

Médicaments

Si une artère est bloquée : Un seul médicament visant à réduire le risque de lésions irréversibles au cerveau est approuvé. Il est indiqué dans le cas des AVC causés par une thrombose ou par une embolie. Il s’agit d’un activateur du plasminogène tissulaire, une protéine du sang qui aide à dissoudre les caillots rapidement (en une heure ou deux). Pour être efficace, le médicament doit être injecté par voie intraveineuse dans les 3 à 4,5 heures qui suivent l’AVC, ce qui limite beaucoup son usage. Quelques heures après un AVC non hémorragique, on donne souvent un médicament anticoagulant ou antiplaquettaire. Celui-ci aide à prévenir la formation de nouveaux caillots sanguins dans les artères. De plus, il prévient le grossissement de caillots déjà formés. Une fois l’AVC stabilisé, le médecin propose habituellement un médicament plus léger, comme l’aspirine, à prendre tous les jours à long terme. Durant la période de réadaptation, d’autres médicaments peuvent être utiles. Par exemple, des médicaments antispasmodiques peuvent contribuer à soulager des spasmes musculaires.

S’il y a une hémorragie : Dans les heures qui suivent ce type d’accident vasculaire, des médicaments permettant de diminuer la tension artérielle sont généralement administrés afin de limiter l’hémorragie et les risques de reprise du saignement. Il arrive parfois que l’hémorragie déclenche des crises d’épilepsie. Elles seront alors traitées à l’aide de médicaments de la classe des benzodiazepines.

Chirurgie

Si une artère est bloquée : Une fois l’AVC stabilisé, le médecin propose divers tests afin de savoir si d’autres artères sont fragilisées par de l’athérosclérose. Il peut proposer l’une ou l’autre des chirurgies suivantes à titre préventif :

  • une endartériectomie de la carotide.Cette intervention consiste à « nettoyer » la paroi de la carotide atteinte d’athérosclérose. Elle est pratiquée depuis une quarantaine d’années et est destinée à prévenir la récurrence des AVC;
  • une angioplastie.On place un ballonnet dans l’artère affectée par l’athérosclérose afin de prévenir son blocage. Une petite tige métallique est aussi insérée dans l’artère pour prévenir son rétrécissement. Cette intervention comporte plus de risques que la précédente car, lorsque la plaque d’athérosclérose est écrasée par le ballonnet, il se peut que des fragments de plaque se libèrent et causent un autre blocage plus loin dans l’artère cérébrale.

S’il y a une hémorragie : Il peut être nécessaire de procéder à une chirurgie au cerveau afin de retirer le sang accumulé. Si le chirurgien découvre un anévrisme au moment de la chirurgie, il le traite afin d’éviter qu’il se rompe et qu’un autre AVC se produise. Le traitement consiste le plus souvent à poser un filament de platine dans l’anévrisme. Un caillot de sang va ensuite se former autour de celui-ci et combler la dilatation du vaisseau sanguin.

Remarque.Il peut arriver qu’un examen médical révèle la présence d’un anévrisme non rompu au cerveau. Selon le contexte, le médecin recommandera ou non une chirurgie préventive. Si le patient a moins de 55 ans, le médecin proposera en général cette chirurgie préventive. Si le patient est plus âgé, un choix doit être fait en tenant compte des avantages et des risques de l’opération. En effet, cette dernière expose le patient à un risque de séquelles neurologiques allant de 1 % à 2 %, et à un risque de mortalité d’environ 1 %. De plus, davantage d’études sont nécessaires pour connaître l’effet réel d’une telle intervention sur la prévention des AVC.

Réadaptation

La réadaptation vise, notamment, à entraîner les cellules nerveuses d’une partie non atteinte du cerveau à remplir des fonctions qui étaient remplies, avant l’AVC, par d’autres cellules nerveuses. Selon les besoins, les services de divers thérapeutes sont requis : une infirmière, un diététicien, un physiothérapeute, un orthophoniste, un ergothérapeute, un psychologue, un psychiatre, un travailleur social…

L’arythmie, un trouble du rythme cardiaque fréquent

Le rythme cardiaque normal est de 60 à 100 pulsations cardiaques à la minute, de manière régulière. Il est aussi normal que le nombre de pulsations cardiaques s’accélère en réponse à un effort physique ou en cas de dérèglement de la glande thyroïde, par exemple. 

Une arythmie cardiaque se produit lorsque le coeur bat irrégulièrement ou s’il bat à moins de 60 pulsations cardiaques ou plus de 100 pulsations cardiaques à la minute, sans que cela soit justifié.

L’arythmie est le trouble cardiaque le plus fréquent. Dans un coeur arythmique, les impulsions électriques qui contrôlent les battements du coeur se produisent de façon désordonnée ou ne passent pas par les circuits électriques habituels.

La durée d’une arythmie varie beaucoup d’un individu à l’autre et dépend aussi du type d’arythmie.

Comment bat le cœur ?

Normalement, le signal d’un battement part d’un point nommé nœud sino-auriculaire, situé tout en haut de l’oreillette droite. Ce signal fait contracter les oreillettes qui pompent le sang dans les ventricules. Le signal électrique va ensuite au nœud auriculo-ventriculaire, situé entre les oreillettes et les ventricules, puis au faisceau de His, type de fibres cardiaques situées entre les ventricules, qui se contractent alors et pompent le sang dans les artères. C’est la contraction des ventricules qui produit le pouls. 

Remarque. Il existe une multitude de formes d’arythmie, et toutes ne sont pas décrites dans cette fiche.

Les différents types d’arythmie

Les arythmies sont classées selon le lieu où elles prennent naissance, l’oreillette ou le ventricule et selon l’effet qu’elles produisent, soit l’accélération ou le ralentissement des battements du coeur. Les tachycardies correspondent à une augmentation du rythme cardiaque, les bradycardies à une diminution.

Tachycardies, ou augmentation du rythme cardiaque

On parle de tachycardie lorsque le coeur bat à un rythme supérieur à 100 pulsations à la minute.

Certaines tachycardies surviennent aux oreillettes. Les formes les plus courantes sont les suivantes :

  • Fibrillation auriculaire: elle est le type le plus fréquent d’arythmie. Elle se manifeste le plus souvent après 60 ans, chez les gens qui souffrent d’hypertension ou d’un trouble cardiaque. Elle est habituellement due à l’usure du tissu conducteur du coeur. Jusqu’à 10 % des personnes de 80 ans et plus en souffrent. Les périodes de fibrillation auriculaire peuvent durer de quelques minutes à quelques heures. Souvent, la fibrillation est même permanente. Une oreillette en fibrillation peut se contracter au rythme de 350 à 600 fois par minute (heureusement, les ventricules ne battent pas aussi rapidement car une partie de ces impulsions désordonnées est bloquée en cours de route). Ce type d’arythmie peut s’avérer dangereux. Le sang ne circule plus adéquatement. S’il stagne dans l’oreillette, un caillot sanguin peut se former, migrer au cerveau et risquer de provoquer un accident vasculaire cerebral;
  • Flutter auriculaire: ce type d’arythmie s’apparente à la fibrillation auriculaire, bien que les battements cardiaques soient plus structurés et un peu moins rapides dans ce cas, à environ 300 la minute;
  • Tachycardie jonctionnelle : il en existe plusieurs formes. Elle provoque en général de 160 à 200 contractions par minute et peut durer de quelques minutes à quelques heures. Elle survient davantage chez les jeunes et ne met généralement pas la vie en danger. La plus fréquente est la tachycardie joctionnelle  paroxystique ou maladie de Bouveret (une sorte de court-circuit se crée et stimule les ventricules de façon très rapide et régulière). Le syndrome de Wolff-Parkinson-White en est une autre forme. Il survient lorsque des impulsions électriques passent de l’oreillette au ventricule sans transiter par le noeud auriculo-ventriculaire;
  • Tachycardie sinusale: elle se caractérise par une augmentation du rythme cardiaque au-delà de 100 battements par minute. La tachycardie sinusale est normale dans un coeur sain après un effort physique, en cas de déshydratation, de stress, de consommation de stimulants (café, alcool, nicotine, etc.) ou de certains traitements médicamenteux. Il arrive toutefois qu’elle soit le signe d’un problème de santé majeur au coeur, comme une embolie pulmonaire ou une insuffisance cardiaque;
  • Extrasystole auriculaire: une extrasystole est une contraction prématurée du coeur, généralement suivie d’une pause plus longue que la normale. L’extrasystole se glisse parfois entre les pulsations normales, sans altérer leur succession. Il est normal d’en avoir quelques-unes par jour. Avec l’âge, elles sont plus fréquentes, mais demeurent souvent inoffensives. Cependant, elles peuvent être causées par un problème de santé (cardiaque ou autre). L’extrasystole auriculaire prend naissance dans l’oreillette, tandis que l’extrasystole ventriculaire (voir plus bas) provient des ventricules.

D’autres tachycardies surviennent dans les ventricules, c’est-à-dire dans les cavités inférieures du coeur:

  • Tachycardie ventriculaire: Il s’agit d’un battement régulier, mais très rapide des ventricules, allant de 120 à 250 contractions par minute. Elle survient souvent au site d’une cicatrice laissée par une intervention chirurgicale précédente ou de faiblesses dues à des maladies cardiaques. Lorsque les périodes durent plusieurs minutes, ils peuvent dégénérer en fibrillation ventriculaire et nécessiter une intervention d’urgence;
  • Fibrillation ventriculaire: ces contractions rapides et désorganisées des ventricules cardiaques constituent une urgence médicale. Le coeur n’arrive plus à pomper et le sang ne circule plus. La plupart des personnes perdent immédiatement connaissance et requièrent une assistance médicale immédiate, dont la réanimation cardiorespiratoire. Le rythme cardiaque doit être rétabli avec un défibrillateur, sinon la personne meurt en quelques minutes;
  • Extrasystole ventriculaire. Une contraction prématurée peut survenir dans les ventricules. L’extrasystole ventriculaire est plus fréquente que celle d’origine auriculaire. Comme pour l’extrasystole auriculaire, elle peut être anodine dans un coeur sain. Il est cependant nécessaire d’explorer plus loin lorsqu’elle est très fréquente.

Bradycardies, ou diminution du rythme cardiaque

Il y a bradycardie lorsque le sang circule à moins de 60 battements de coeur la minute chez le non sportif. Un rythme cardiaque plus lent que la normale ne met pas nécessairement la vie en danger. Il peut même être le signe d’une excellente santé du coeur. Certains athlètes, par exemple, ont une fréquence cardiaque au repos de 40 battements par minute et ont une forme physique remarquable.

Par contre, dans les cas où le coeur n’arrive pas à alimenter adéquatement les organes en oxygène, on parle de bradycardie symptomatique. Les formes suivantes sont les plus courantes :

  • Dysfonctionnement du noeud sino-auriculaire. Cela cause généralement un battement cardiaque inférieur à 50 la minute. La cause la plus courante est un tissu cicatriciel qui perturbe ou remplace le noeud sino-auriculaire;
  • Bloc auriculo-ventriculaire. Ce défaut de transmission de l’influx électrique (ralentissement, interruptions occasionnelles ou interruption complète) entre les oreillettes et les ventricules cause un ralentissement des battements du coeur.

Causes

Les causes de l’arythmie cardiaque sont multiples et incluent les suivantes 

  • Vieillissement normal;
  • Stress;
  • Abus de tabac, d’alcool, de café ou tout autre excitant; consommation de cocaïne;
  • Déshydratation;
  • Artériosclérose et athérosclérose;
  • Prise de certains médicaments;
  • Broncho-pneumopathies (problèmes de l’appareil respiratoire);
  • Embolie pulmonaire;
  • Insuffisance coronarienne conduisant à un défaut d’oxygénation du tissu cardiaque.

Complications possibles

Certains types d’arythmie augmentent les risques de complications telles que :

  • un accident vasculaire cerebral (AVC);
  • une insuffisance cardiaque;
  • une perte de connaissance(rarement, certains types d’arythmie seulement).

Quand consulter un médecin?

Contactez les services d’urgence sans tarder si vous ressentez des symptômes comme des palpitations, une perte de connaissance, une  douleur à la poitrine ou un manque de souffle, de façon inattendue et inexpliquée.

SPORT, ACTIVITE PHYSIQUE JE ME LANCE !

Qu’il s’agisse de marche, de sport individuel ou collectif, les bienfaits d’une activité physique régulière ne sont plus à prouver. Fréquence, type d’activité, précautions à prendre… Que faire pour profiter en toute sécurité de ces bienfaits ?

POURQUOI DEVRAIS-JE PRATIQUER UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE ?

L’activité physique a tout d’abord de fortes incidences sur le fonctionnement du cœur en limitant le risque de maladies cardiovasculaires (infarctus, hypertension artérielle, etc.). Une pratique sportive régulière apporte également des bénéfices contre d’autres pathologies, comme le diabète de type 2, de nombreux cancers et la dépression. L’activité physique joue en effet positivement sur le mental, notamment en libérant des endorphines, molécules qui entraînent une sensation de bien-être. Agissant sur les neurones, le sport ferait reculer certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer.

L’activité physique participe également à réduire la masse graisseuse, luttant ainsi contre les problèmes de surpoids et les pathologies qui y sont associés. Enfin, une activité physique intense fortifiera vos défenses immunitaires et diminuera ainsi votre risque d’infection.

En pratiquant une activité physique régulièrement, vous constaterez concrètement une amélioration de votre force musculaire, une diminution de votre masse graisseuse, un essoufflement moins important lors de l’effort, une diminution du stress, une meilleure qualité de sommeil, et de façon générale une sensation de bien-être physique et mental.

 

COMMENT PUIS-JE DÉBUTER ?

Vous ne devez pas attendre d’avoir à la fois du temps et envie de bouger pour vous lancer. Organisez votre emploi du temps pour pratiquer une activité physique, soit durant quelques heures un jour de la semaine, soit une demi-heure par jour, pour pratiquer une marche rapide quotidienne ou du vélo par exemple.

Si vous n’avez pas pratiqué d’activité physique depuis longtemps, commencez par des sollicitations douces, comme la natation, la marche ou le vélo, en augmentant progressivement la durée et la difficulté de l’effort (une longueur de piscine les premiers jours, puis deux, trois…). La reprise brutale d’une activité physique ou sportive intense entraîne un risque de blessure ou de problème cardiaque : commencez donc à votre rythme et n’oubliez pas que la régularité est plus importante que l’intensité de l’effort.

Si vous étiez jusqu’à maintenant très sédentaire, vous pouvez débuter en douceur en adoptant certains réflexes au quotidien : laissez votre voiture au garage dès que vous le pouvez, descendez une station de bus avant votre arrêt et préférez l’escalier à l’escalator. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’équivalent de 10 000 pas quotidiens est le minimum d’activité requise pour se maintenir en forme, préserver sa santé et maîtriser son poids. Cet objectif de 10 000 pas peut être facilement contrôlé grâce à des podomètres connectés. Une fois que vous aurez retrouvé une certaine condition physique, vous envisagerez plus sereinement la reprise d’une activité sportive plus intense.

En conclusion, la pratique d’une activité physique régulière est recommandée pour tous, quel que soit l’âge et l’état de santé. Si ce dernier est fragile (problèmes locomoteurs, rhumatismes, etc.), l’activité devra bien entendue être adaptée. Demandez alors conseil à un professionnel de santé.

 

DOIS-JE CONSULTER UN MÉDECIN AVANT DE REPRENDRE UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE ?

Les organisateurs d’activités de sports de loisirs peuvent vous demander un certificat médical pour participer à leurs activités. Ce n’est pas une obligation légale mais certaines assurances souscrites par ces organisateurs peuvent rendre ce certificat nécessaire. Le certificat médical doit alors certifier l’absence de contre-indication à la pratique du sport en général. Celui-ci pourra être délivré par votre médecin traitant après une auscultation ainsi qu’un interrogatoire sur votre état de santé et vos antécédents familiaux. Votre médecin prendra notamment votre pouls et votre pression artérielle et pourra effectuer une électrocardiographie de repos. Cet examen permet de détecter environ les trois quarts des maladies cardiaques à risque.

Si vous souhaitez pratiquer en club du foot, de la gymnastique ou du tennis, un certificat médical sera exigé lors de la demande de la licence sportive. Un nouveau certificat vous sera ensuite demandé tous les 3 ans lors du renouvellement de la licence. Les autres années vous n’aurez qu’à remplir qu’un simple questionnaire de santé.

Si vous avez plus de 35 ans, si vous fumez ou encore si vous souffrez de cholestérol, un test d’effort vous sera demandé. Il s’agit d’une électrocardiographie effectuée lors d’un effort, le plus souvent sur un tapis de course ou sur un vélo d’appartement.

Dans le cas d’une activité physique libre comme la course ou le cyclisme, ou la pratique d’un sport dans un centre de remise en forme, un certificat médical ne sera pas nécessaire, mais pensez tout de même à consulter votre médecin au préalable. Il pourra détecter d’éventuels problèmes de dos, d’articulations ou de cœur et vous dirigera alors vers l’activité la mieux adaptée à vos besoins et à votre état de santé.

Certaines villes participent à l’opération « Sport sur ordonnance ». L’activité physique ayant un impact positif non négligeable sur l’état de santé, les médecins peuvent prescrire une activité physique, au même titre qu’un médicament. Un suivi est régulièrement effectué par l’animateur sportif et le médecin prescripteur, et l’activité est généralement prise en charge financièrement par la mairie.

 

QUELLES PRÉCAUTIONS DOIS-JE PRENDRE POUR PRATIQUER SANS RISQUE ?

Signalez à votre médecin toute douleur dans la poitrine, essoufflement anormal, palpitation cardiaque ou malaise survenu durant l’effort ou juste après.

  • Respectez toujours un échauffement et une récupération de dix minutes minimum.

Utilisez des chaussures adaptées à vos pieds et spécifiques de l’activité pratiquée pour éviter les blessures. Changez de chaussures dès qu’elles vous paraissent usées ou abimées.

Buvez trois à quatre gorgées d’eau toutes les trente minutes d’exercice, à l’entraînement comme en compétition.

Ne pratiquez pas d’activité intense par des températures inférieures à cinq degrés ou supérieures à trente degrés, ainsi que lors de pics de pollution.

Ne fumez pas, en tout cas jamais dans les deux heures qui précédent ou suivent l’exercice physique.

Ne pratiquez pas une activité physique intense si vous avez de la fièvre, ni dans les huit jours qui suivent une grippe.

Arrêtez temporairement votre pratique sportive après une blessure: comptez trois à sept jours d’arrêt après une élongation, un mois pour une déchirure et jusqu’à deux mois pour une rupture musculaire. La reprise doit se faire de manière progressive et uniquement en l’absence de douleur.

Ayez une alimentation équilibrée afin de compenser la dépense d’énergie engendrée par l’activité sportive. Ne prenez pas de compléments alimentaires pour sportifs (protéines en poudre, vitamines, boissons énergisantes, etc.), qui sont pour la plupart nocifs pour la santé.

 

Selon différentes études, pratiquer une activité régulière permettrait de réduire d’un tiers le risque de diabète, d’un quart environ le risque d’être victime d’une attaque cérébrale et le risque de développer un cancer du colon. Le risque de mortalité toutes causes confondues serait diminue de 15% environ par la pratique d’un quart d’heure d’activité physique par jour.

JE SUIS INSUFFISANT CARDIAQUE : JE VEILLE A MON HYGIENE DE VIE

L’insuffisance cardiaque est une maladie chronique qui évolue par poussées. Sa prise en charge repose notamment sur des conseils d’hygiène de vie qu’il est important de suivre au quotidien.

 

QUEL RÔLE JOUE L’ALIMENTATION DANS MON TRAITEMENT ?

Ce que l’on mange peut avoir des conséquences directes sur la charge de travail du cœur. Il est donc important de respecter certains conseils alimentaires et de mettre en place une alimentation équilibrée.

 

DOIS-JE MANGER SANS SEL ?

Le sel peut être à l’origine d’une rétention d’eau (accumulation excessive) dans l’organisme et provoquer ensuite un excès de travail pour le cœur.

S’il n’est plus demandé de manger strictement sans sel, il est toutefois recommandé de limiter sa consommation de 2 à 4 g par jour, sachant qu’une alimentation sans ajout de sel et sans aliments riches en sel apporte naturellement environ 2 g.

 

QUELS SONT LES ALIMENTS QUE JE DOIS ÉVITER DE MANGER ?

Il faut éviter les aliments riches en sel comme : la charcuterie, les conserves, les soupes industrielles, le fromage, les pâtisseries, le pain et les biscottes, les crustacés, les huîtres, les poissons de mer, le beurre ou les margarines salés, le lait, les viennoiseries, les eaux minérales gazeuses (sauf produits spécifiquement indiqués sans sel).

 

COMMENT PRÉSERVER LE GOÛT DE CE QUE JE MANGE ?

Les condiments, comme la moutarde, la mayonnaise et, de façon générale, les sauces préparées, sont à éviter.

Pour les remplacer et rehausser le goût des repas, les épices et les herbes aromatiques sont conseillés.

 

QUE DOIS-JE BOIRE ?

La consommation d’alcool est à éviter. Elle est néfaste pour votre cœur et vos vaisseaux.

Pour éviter de faire de la rétention d’eau il est parfois recommandé de limiter les apports en liquides. Certains médicaments, les diurétiques, peuvent être aussi prescrits pour éliminer l’eau en excès.

 

DOIS-JE ARRÊTER DE FUMER ?

Comme l’alcool, le tabac est dangereux pour votre cœur et vos vaisseaux, il est fortement recommandé d’en arrêter la consommation.

 

DOIS-JE FAIRE DU SPORT ?

Il existe différents stades de la maladie. La pratique d’une activité physique doit s’adapter au stade de la maladie.

En conséquence, il est important de demander l’avis de son médecin avant de se lancer dans une activité physique, de reprendre une activité physique, un sport, un loisir ou avant de reprendre un travail.

 

Vous devez réduire votre apport en sel à moins de 4g, arrêter la consommation de tabac et d’alcool, adapter votre activité physique. Ce sont des éléments importants dans la prise en charge de votre insuffisance cardiaque.

 

Hypertension artérielle

1-Definition

La pression artérielle est la force que le sang exerce sur la paroi de l’artère. Cette pression artérielle varie au cours de la journée. Quand la pression artérielle reste élevée dans le temps, au dessus d’une certaine valeur, on parle d’hypertension artérielle.

 

2-Pourqoi l’hypertension artérielle est-elle dangereuse ?

L’hypertension artérielle est dangereuse par ce qu’elle fait trop travailler le cœur. Elle fait perdre aux artères leur élasticité et accroit le risque des maladies cardiaques et des AVC. L’hypertension artérielle peut créer d’autres problèmes notamment une insuffisance cardiaque, une néphropathie, une cécité. Quelques uns de ces problèmes sont décrits ci-dessous :

 

a-Accident vasculaire cérébral (AVC) 

L’hypertension artérielle est le plus grand facteur de risque d’AVC. Une forte élévation de la tension peut provoquer la rupture d’un vaisseau affaibli, avec saignement dans le cerveau. Cela peut engendrer un AVC. De même, si un caillot de sang obstrue une artère rétrécie, cela peut engendrer un AVC.

 

b-Troubles visuels 

L’hypertension artérielle peut provoquer l’éclatement ou le saignement des vaisseaux sanguins dans l’œil. La vue peut devenir floue ou trouble visuel et peut évoluer vers la cécité.

 

c-Crise Cardiaque

L’hypertension artérielle est un grand facteur de risque cardiaque. Les artères fournissent du sang oxygène, au muscle cardiaque. Si le muscle cardiaque ne reçoit pas assez d’oxygène, une douleur à la poitrine, appelée « angine », peut apparaître. Si la circulation sanguine est bloquée, une crise cardiaque survient.

 

d-Insuffisance cardiaque congestive 

L’hypertension artérielle est le facteur de risque numéro 1 de l’insuffisance cardiaque congestive (ICC). L’ICC est une affection grave se définissant come l’incapacité du cœur à pomper suffisamment de sang pour satisfaire les besoins en oxygène de l’organisme.

 

e-Lésions artérielles 

Plus l’on prend de l’âge, les artères à travers tout l’organisme « durcissent », particulièrement celles du cœur, du cerveau, et des reins. L’hypertension artérielle s’accompagne d’une rigidité des artères. Tout ceci, en définitive, oblige le cœur et le rein à plus d’effort de travail.

f- Atteinte rénale 

Le rein est un filtre qui élimine les déchets de l’organisme. L’hypertension artérielle peut provoquer un rétrécissement de la lumière et un épaississement de la paroi des artères rénales. Le rein filtre alors moins de substance et les déchets s’accumulent dans le sang. Le rein peut totalement tomber en panne. Dans ce cas, il faut avoir recours à une dialyse ou à une transplantation rénale.

 

3-Qu’est ce qui provoque l’hypertension artérielle ?

Les causes de l’hypertension artérielle sont variées. Elles incluent le rétrécissement des artères, l’augmentation anormale du volume sanguin, l’augmentation du rythme cardiaque ou de la force de contraction cardiaque au-delà des normes. Chacune de ces situations entrainera une augmentation de la pression sur la paroi artérielle. L’hypertension artérielle peut également être causée par d’autres affections. Mais la plupart du temps la cause est inconnue. Par ailleurs, l’hypertension artérielle généralement ne se guérit pas mais peut être prévenue et contrôlée.

 

4-Qui peut développer une hypertension artérielle ?

L’hypertension artérielle est fréquente. Tout le monde peut développer une hypertension artérielle indépendamment de la race et de l’origine. Plusieurs personnes ont tendance à développer une hypertension artérielle quand elles prennent de l’âge mais il ne s’agit pas d’une question de vieillissement. Les personnes susceptibles de développer une hypertension artérielle sont les sujets de développer une hypertension artérielle sont les sujets obeses, les sujets ayant des antécédents familiaux d’hypertensions artérielle et ceux avec une pré-hypertension artérielle.

 

5-Comment savoir que je suis hypertendu ?

L’hypertension artérielle est souvent asymptomatique. La seule façon de découvrir que vous êtes hypertendu est de vérifier votre tension artérielle. En utilisant un tensiomètre à brassard usuel, votre médecin ou infirmier peut facilement dire si vous avez une tension élevée. Un chiffre tensionnel constant de 140/90mmHg ou plus est considère comme une hyperpression artérielle, une autre appellation de l’hypertension artérielle.

 

6-Comment pourrais-je contrôler l’hypertension artérielle ?

Il importe de prendre des mesures pour garder votre tension artérielle sous contrôle. La bonne nouvelle est que, traitée, l’hypertension artérielle peut être sous contrôle. Adopter un mode de vie sain est la première mesure efficace à la fois pour prévenir et contrôler l’hypertension artérielle. Ceci induit perdre du poids, accroitre votre activité physique, suivre un régime alimentaire, choisir et préparer votre nourriture avec peu de sel, boire l’alcool avec modération. Si le changement de mode de vie seul n’arrive pas à contrôler  votre hypertension artérielle, de nombreux médicaments antihypertenseurs existent pour vous aider.

a-Manger sainement

Les études ont démontré que suivre un régime alimentaire peut à la fois réduire de développer une hypertension artérielle et rabaisser une pression artérielle déjà élevée. Pour un régime alimentaire général, envisagez le régime « DASH ». DASH signifie «  Dietary Approaches to Stop Hypertension », une étude clinique qui a analysé l’effet des nutriments sur la pression artérielle. Les résultats de l’étude indiquent que des pressions artérielles élevées sont réduites en suivant un régime alimentaire riche en fruits et végétaux, et pauvres en produits laitiers gras, en acides gras satures, en lipides totaux et en cholestérol.

 

b-Réduire la consommation Sodium

Le secret d’une alimentation saine consiste à choisir des aliments pauvres en sodium. La règle habituelle est une cuillère à café de sel de table par jour. Ce régime pauvre en sodium empêche toute montée de la pression artérielle et aide les antihypertenseurs à bien agir.

 

 c-Garder la ligne

L’excès de poids accroit le risque de survenu d’une hypertension artérielle. En fait la pression artérielle augmente avec le poids. La perte de poids est l’effet le plus bénéfique chez le sujet hypertendu et obese.

 

d-Pratiquer des activités physiques

La pratique d’activités physiques est l’une des mesures les plus importantes à prendre pour éviter ou contrôler l’hypertension artérielle. Elle aide également à réduire le risque de maladie cardiaque il n’y a pas beaucoup d’effort à faire pour pratiquer des activités physiques.

 

e-Limiter la consommation d’alcool

Trop d’alcool fait monter la pression artérielle et peut également endommager le foie, le cerveau, le cœur. Les boissons alcoolisées contiennent des calories, ce qui poserait problème si vous essayiez de perdre du poids. Si vous prenez des boissons alcoolisées, prenez en une quantité modérée.

 

f- Arrêter de fumer

La fumée lèse la paroi des vaisseaux sanguins accélère le processus de durcissement des artères. Cela s’applique même aux cigarettes filtrées. Bien que cela ne provoque pas une forte augmentation de la pression artérielle, fumer est mauvais pour toute personne, particulièrement pour les hypertendus. Si vous fumez, arrêtez ! Si vous ne fumez pas, ne vous y aventurez pas ! Dès que vous arrêtez de fumer, votre risque de faire une crise cardiaque est réduit après la première année.

 

g-Prendre vos médicaments tel que conseille par votre médecin

Les médicaments prescrits par le médecin vous aideront a gérer votre tension artérielle ainsi que les problèmes associes. Prenez régulièrement vos médicaments en suivant les conseils de votre médecin. Vous pouvez concevoir votre propre astuce pour ne pas oublier une prise. N’oubliez pas de renouveler l’achat de vos médicaments avant que votre stock ne soit épuise afin de manquer une prise. Conserver vos médicaments à votre portée mais hors de porte des enfants. En cas de problème, consultez votre médecin.

JE CONNAIS LES FACTEURS DE RISQUE CARDIOVASCULAIRES

Certaines maladies et certaines habitudes de vie peuvent augmenter de manière importante le risque de développer des maladies du cœur et des artères.

 

QU’EST-CE QU’UN FACTEUR DE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ?

Certaines maladies et certaines habitudes de vie peuvent augmenter de manière importante le risque de développer des pathologies touchant le cœur et les artères.

Ces maladies et ces habitudes sont appelées facteurs de risque cardiovasculaire.

 

HYPERTENSION ARTÉRIELLE, DIABÈTE, CHOLESTÉROL… SONT-ILS DES FACTEURS DE RISQUE ?

Oui. Ces trois maladies ont des effets négatifs sur le cœur et les artères.

Une maladie touchant les artères peut avoir des conséquences sur tous les organes qu’elles nourrissent.

Ainsi, elle peut endommager les reins, les yeux, le cerveau, les jambes et, bien évidemment, le cœur.

 

QUELS SONT MES FACTEURS DE RISQUE ?

  • Le tabac : j’arrête.

Fumer augmente de manière très importante le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Il faut compter 3 ans après l’arrêt complet du tabac pour considérer que ce risque n’existe plus.

  • L’alimentation : je ne mange ni trop gras, ni trop salé, ni trop sucré.

Une consommation excessive de graisses animales (notamment la charcuterie) a pour conséquence l’apparition d’un excès de mauvais cholestérol (LDL) dans le sang qui se dépose sur les parois des artères et risque de les obstruer.

Une consommation excessive de sel favorise l’hypertension artérielle.

Une consommation excessive d’aliments trop sucrés favorise l’apparition du diabète, un excès de sucre dans le sang.

  • L’âge, le sexe et les antécédents familiaux : j’en tiens compte.

Femmes et hommes ne sont pas égaux. Le risque commence vers 60 ans pour une femme et 50 ans pour un homme.

Les personnes, ayant un parent proche (père/mère, frère/sœur, fils/fille) qui a souffert d’un infarctus ou qui est décédé subitement d’un problème cardiaque, ont plus de risque de développer une maladie cardiovasculaire.

  • L’hygiène de vie : je fais attention.

La consommation d’alcool agit sur les artères et la circulation en général.

Le surpoids favorise l’hypertension artérielle.

Le manque d’activité physique est un risque supplémentaire.

 

L’âge, le tabac, l’alcool, le diabète, l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, l’hérédité augmentent le risque de souffrir d’une maladie du cœur et des vaisseaux. Ce risque augmente de manière très importants lorsque ces facteurs sont associes. Une surveillance régulière de sa sante et une bonne hygiène de vie permettent de diminuer le risque de souffrir d’une maladie cardiovasculaire.

JE CUISINE AVEC MOINS DE MATIERES GRASSES

En adoptant des astuces et certains modes de cuisson, vous pouvez réduire les matières grasses dans vos préparations.

QUELQUES INFORMATIONS

  • La cuisson à l’eau : pour tous les légumes verts ou secs, les féculents, les poissons au court-bouillon, les viandes type pot-au-feu, petit salé.
  • La cuisson au bain-marie : pour les œufs brouillés, les filets de poisson ou pour réchauffer les restes.
  • La cuisson à la vapeur : pour les légumes, la semoule, les pommes de terre, les poissons (saumon, sole, colin, crevettes…), ou une viande entière ou en morceaux accompagnée de légumes.
  • La cuisson au wok (héritée des Asiatiques et très à la mode actuellement) : pour tous les légumes, le riz, les viandes et les poissons. Consultez le livret de recettes joint au wok pour connaître toutes les variétés de plats possibles. Le lait de coco souvent utilisé dans ces recettes doit être décompté de votre ration journalière de matières grasses. (Il existe du lait de coco light.)
  • La cuisson à l’étouffée : pour les légumes, car ils contiennent de l’eau. Leur cuisson lente à feu doux leur permet de mijoter dans leur jus.
  • La cuisson mijotée : pour les viandes blanches (poulet, dinde, veau, porc…) ou les viandes à braiser (bœuf bourguignon, poulet basquaise…).
  • La cuisson au gril : pour la viande rouge, le porc, les brochettes, les sardines, les rougets, le saumon…
  • La cuisson à la poêle : pour les œufs, les omelettes, toutes les viandes et les poissons en tranche. Inutile d’y ajouter de l’huile ou du beurre qui, rappelons-le, supportent assez mal la vive chaleur. Un papier absorbant imbibé d’un peu d’huile suffit, si vous avez peur que les aliments n’attachent.
  • La cuisson en papillote : pour les poissons (rouget, daurade, thon…), les viandes maigres (lapin, poulet…), les pommes de terre et les fruits.
  • La cuisson au four traditionnel : pour les volailles, les rôtis, les poissons, les gratins, les pommes cuites, les brochettes de fruits…
  • La cuisson au micro-ondes : pour les poissons, les légumes verts, les pommes de terre, les fruits. Elle permet de réchauffer les restes sans matières grasses.

 

DES ASTUCES À NE PAS NÉGLIGER

Jouez avec les herbes aromatiques fraîches ou surgelées, les épices, la moutarde, le fromage blanc à 0 % et les condiments.

Enlevez les bardes qui entourent un rôti, une pintade ; retirez le gras de la viande.

Versez un demi-verre d’eau dans la poêle ou la cocotte pour que les aliments n’attachent pas.

Pensez à garnir l’intérieur des poissons avec du citron, de l’aneth, de l’estragon, du fenouil… Prenez l’habitude de cuisiner sur un lit de légumes (poireaux, poivrons, tomates, carottes), avec du citron et des aromates.

Pourquoi ne pas utiliser parfois de l’alcool (vin, rhum, whisky…) qui s’évapore à la cuisson et ne laisse que son parfum.

Prenez de la Maïzena pour lier vos sauces. Lors de la cuisson, elle épaissit et rend les sauces chaudes plus onctueuses.

 

LES BONNES GRAISSES

Ce sont celles qui préservent notre système cardiovasculaire. On les trouve dans :

  • Huiles de colza, d’olive, de lin et de noix, de pépins de raisin, de tournesol et de maïs.
  • Poissons gras : sardine, hareng, thon, saumon, anchois, truite, maquereau.
  • Ces aliments apportent des acides gras essentiels : l’acide linoléique et l’acide alpha-linoléique, précurseurs des fameux oméga-3 et oméga-6.
  • Les noix, noisettes, avocat.
  • La viande de canard.

Bon à savoir : 

La population française manque d’oméga 3 mais pas d’oméga 6.  Il est donc inutile d’apporter trop d’oméga 6 comme ceux contenus dans l’huile de pépins de raisin (70%), l’huile de tournesol (60%) ou encore dans l’huile de maïs (61%).

L’avantage des huiles de pépins de raisin et de tournesol est leur apport en acide oléique oméga 9 (20%) comme l’huile d’olive (oméga 9 70%) bénéfique sur le système cardiovasculaire.

Il faut donc privilégier l’huile de colza et de noix , les noix, les noisettes, ou encore les avocats et bien évidemment les poissons gras.

 

LES MAUVAISES GRAISSES

Ce sont les acides gras saturés et les acides gras trans. Les premières sont dites mauvaises, parce qu’elles contribuent à augmenter le mauvais cholestérol (LDL). On les trouve dans :

  • Viande (pas plus de 200 g par jour).
  • Charcuterie.
  • Plats industriels (plats cuisinés, viennoiseries, pâtisseries…). Ils sont à éviter le plus possible.
  • Produits laitiers (fromages notamment). Il s’agit surtout des produits au lait entier et s’ils sont consommés en trop grande quantité.
  • Noix de coco et donc l’huile de palme, de coprah, de coco.
  • Que dire du beurre. Les recommandations ont changé récemment. En effet, les acides gras saturés du beurre sont à chaîne courte et donc métabolisés rapidement ; ils n’entraînent donc pas de dépôt vasculaire contrairement aux acides gras saturés à chaines longues comme l’acide palmitique par exemple.

 

Prenez le temps de lire les étiquettes, elles sont plus détaillées et plus objectives que les informations figurant en gros sur les produits.

JE VAIS PASSER UNE CORONAROGRAPHIE

La coronarographie permet de visualiser les artères du cœur. C’est l’examen de référence en cas de suspicion d’infarctus du myocarde ou d’angine de poitrine.

QU’EST-CE QUE LA CORONAROGRAPHIE ?

Cet examen consiste à injecter de l’iode – un produit de contraste inoffensif sauf en cas d’allergie à l’iode – dans les artères coronaires qui irriguent le cœur, afin de les rendre visibles sur des images radiologiques.

Il étudie les artères coronaires, afin de détecter les anomalies de circulation sanguine dues à un obstacle, comme un rétrécissement ou un caillot.

Il permet de localiser le nombre et les caractéristiques de ces obstacles. Il mesure aussi les pressions à l’intérieur des cavités cardiaques.

 

COMMENT ME PRÉPARER AVANT L’EXAMEN À LA MAISON ?

Avant l’examen, une prise de sang aura été prescrite afin de vérifier certains paramètres (fonction rénale, coagulation…).

Cet examen se pratique à l’hôpital. Vous pouvez vous y rendre seul (e), mais prévoyez de vous faire raccompagner.

Vous y arriverez la veille et vous ne ressortirez la plupart du temps que le lendemain. Pensez à préparer vos affaires personnelles.

En arrivant à l’hôpital, indiquez votre traitement et d’éventuelles allergies.

A l’hôpital, vous ne devez ni manger, ni boire, ni fumer pendant les quatre à six heures qui précèdent l’examen.

 

COMMENT SE DÉROULE L’EXAMEN ?

N’hésitez pas à rappeler à l’équipe médicale, avant l’intervention, vos allergies éventuelles, vos traitements en cours, une maladie récente, vos craintes ou appréhensions.

Dans une salle de radiologie, avec une table au-dessus de laquelle se trouve un bras articulé équipé d’un tube à rayons X. Vous êtes allongé sur le dos sur la table.

Le médecin ou l’infirmière place des électrodes autocollantes sur votre poitrine afin de pouvoir contrôler l’activité électrique de votre cœur grâce à un électrocardiogramme. Cette surveillance est parfaitement indolore.

L’infirmière place ensuite une perfusion au niveau d’une veine de votre bras.

Le cardiologue pratique une anesthésie locale au niveau du coude ou en haut de la cuisse, dans le pli de l’aine.

Puis il introduit une petite sonde appelée cathéter et suit sur un écran son cheminement dans l’aorte jusqu’à l’origine des artères coronaires.

Il injecte l’iode et réalise plusieurs clichés afin de visualiser le réseau vasculaire.

Dites ce que vous ressentez.

Après l’examen, le cardiologue retire le cathéter et réalise un point de compression afin d’éviter tout saignement.

Vous devez rester allongé quelques heures, mais vous pouvez manger et boire normalement.

A la lecture des images obtenues, le cardiologue fait un premier commentaire.

Ce n’est pas très douloureux : l’injection de l’iode entraîne une sensation de chaleur dans le bras, puis dans tout le corps, mais c’est une réaction passagère.

 

L’EXAMEN EST-IL DOULOUREUX ?

L’examen n’est pas douloureux. La mise en place du cathéter peut être un moment un peu désagréable. Il s’agit d’une piqûre semblable à une prise de sang. L’anesthésie locale vous évitera d’avoir mal. L’injection de l’iode entraîne une sensation de chaleur dans le bras, puis dans tout le corps mais c’est une réaction passagère.

 

L’EXAMEN PRÉSENTE-T-IL DES RISQUES ?

Il peut y avoir un hématome (bleu). Généralement, la pose d’une compression évite ce désagrément.

Cependant une augmentation de volume au point de ponction de l’artère dans les jours qui suivent l’examen doit vous conduire à consulter rapidement. Plus rarement, le maniement de la sonde peut occasionner des « blessures » des vaisseaux sanguins.

Au cours de l’examen, peuvent survenir des malaises, des douleurs dans la poitrine, des palpitations. Si ces malaises persistent consultez votre médecin ou prévenez l’établissement ou le service qui a pratiqué cet examen.

Le produit de contraste (produit iodé) peut provoquer une réaction allergique.

Les rayons utilisés à faible dose, sont sans danger.

 

COMBIEN DE TEMPS DURE L’EXAMEN ?

Entre une demi-heure et une heure pour l’examen proprement dit.

Environ 5 heures de repos après l’examen.

A votre retour, ménagez-vous quelques jours après l’examen : pas de gestes brusques ni d’exercices soutenus.

 

OÙ M’ADRESSER SI JE DOIS BÉNÉFICIER D’UN TEL EXAMEN ?

A l’hôpital ou dans des cliniques privées de cathétérisme cardiaque. Le rendez-vous est pris par le patient.

 

ET LES RÉSULTATS ?

La plupart du temps, les résultats sont remis dans les heures qui suivent.

La coronarographie permet de visualiser les artères du cœur

 

TEMOIN D’UN ARRET CARDIAQUE : J’APPLIQUE LES GESTES QUI SAUVENT

Chaque année, 50 000 personnes décèdent d’un arrêt cardiaque. Pourtant, l’arrêt cardiaque n’est pas forcément fatal, à condition d’agir rapidement.

 

COMMENT PUIS-JE RECONNAÎTRE UN ARRÊT CARDIAQUE ?

La victime perd connaissance et ne réagit pas quand on lui parle. La victime n’a plus de pouls et on ne perçoit plus sa respiration : sa poitrine ne se soulève pas et on ne sent pas son souffle en approchant la joue. La victime devient très pâle ou sa peau prend une couleur bleuâtre.

 

QUE DOIS-JE FAIRE SI JE SUIS TÉMOIN D’UN ARRÊT CARDIAQUE ?

 

  1. Appelez le SAMU en composant le 15 :
  • Décrivez ce que vous avez vu.
  • Indiquez l’adresse de l’accident.
  • Précisez si des gestes de secours ont déjà été pratiqués.
  • Surtout, ne raccrochez pas avant qu’on ne vous le dise.

 

  1. Pratiquez un massage cardiaque :
  • Allongez la victime et mettez-vous à genoux à côté d’elle.
  • Positionnez vos mains l’une sur l’autre au milieu du thorax.
  • Exercez des pressions fortes, en relâchant bien l’effort de vos mains entre chaque pression.
  • Faites une série de 30 pressions à un rythme régulier. Vous pouvez ensuite effectuer deux insufflations (ou bouche-à-bouche) et recommencer une série de 30 pressions.

 

  1. Appliquez un défibrillateur automatisé externe :  
  • S’il y a un défibrillateur sur place, utilisez-le après 2 minutes de massage cardiaque, sinon poursuivez les massages cardiaques jusqu’à l’arrivée des secours.

 

JE N’AI AUCUNE FORMATION DE SECOURISME, DOIS-JE TOUT DE MÊME AGIR ?

Si vous êtes témoin d’un arrêt cardiaque, il est de votre devoir d’agir. La première démarche : appeler le SAMU. Après avoir décrit la situation à votre interlocuteur, celui-ci pourra vous guider sur les gestes à effectuer. Les premiers gestes de secours sont des gestes simples, qui augmenteront les chances de survie de la victime.

J’AIMERAIS M’INITIER AUX GESTES QUI SAUVENT, À QUI DOIS-JE M’ADRESSER ?

Plusieurs organismes dispensent des formations de secourisme gratuites partout en France. Ces formations ne durent que quelques heures et sont accessibles à toute personne de plus de 10 ans. Vous obtiendrez de plus amples informations sur ces formations auprès de la mairie de votre résidence, des pompiers ou de l’antenne locale de la Croix-Rouge. A défaut, vous pouvez contacter les sites internet dédiés au secourisme

 

En présence d’une victime d’un arrêt cardiaque, le pire est de ne rien faire. Pour être plus efficace et agir avec sang-froid, des formations  sont dispensées au Sénégal.