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Accident vasculaire cérébral: causes et traitement (partie 2)

Les personnes à risque d’un accident vasculaire cérébral:

  • Les personnes ayant déjà eu un accident ischémique transitoire ou un AVC;
  • Les personnes atteintes d’un trouble cardiaque (anomalie d’une valve cardiaque, insuffisance cardiaque ou arythmie cardiaque) et celles qui ont récemment eu un infarctus du myocarde. La fibrillation auriculaire, une forme d’arythmie cardiaque, est particulièrement dangereuse, parce qu’elle amène le sang à stagner dans le coeur; cela entraîne la formation de caillots sanguins. Si ces caillots circulent jusqu’aux artères du cerveau, ils peuvent causer un AVC;
  • Les personnes diabétiques. Le diabète contribue à l’athérosclérose et réduit la capacité de l’organisme à dissoudre les caillots sanguins;
  • Les personnes atteintes d’apnée du sommeil. L’apnée peut entraîner une hausse de la pression sanguine et contribuer à la formation de caillots sanguins;
  • Les personnes ayant un nombre élevé de globules rouges dans le sang (polyglobulie)
  • Les personnes dont un proche parent a été atteint d’un AVC.

Les facteurs de risque d’un accident vasculaire cérébral

  • L’hypertension: C’est le facteur de risque le plus important. La haute pression sanguine affaiblit la paroi des vaisseaux sanguins, y compris ceux du cerveau;
  • L’hypercholestérolémie : Un taux élevé de cholestérol LDL (abréviation du terme anglais low density lipoproteins, dit « mauvais cholestérol ») ou de triglycérides contribue à l’athérosclérose et au durcissement des artères.
  • Le tabagisme. Il contribue à l’athérosclérose. De plus, la nicotine agit comme un stimulant cardiaque et augmente la pression sanguine. Quant au monoxyde de carbone présent dans la fumée de cigarette, il réduit la quantité d’oxygène qui parvient au cerveau, parce qu’il se fixe sur les globules rouges à la place de l’oxygène;
  • L’obésité;
  • Une mauvaise alimentation;
  • La sédentarité;
  • Un stress chronique;
  • L’excès d’alcool ou de drogues dures, comme la cocaïne;
  • La prise de contraceptifs oraux, surtout dans le cas des femmes qui sont à risque et qui ont plus de 35 ans;
  • L’hormonothérapie de remplacement administrée au moment de la ménopause (elle augmente légèrement le risque).

Remarque. Ces facteurs augmentent aussi les risques de souffrir d’une maladie coronarienne. Consulter notre fiche Troubles cardiaques.

Causes

L’athérosclérose, c’est-à-dire la formation de plaques de lipides sur la paroi des vaisseaux sanguins, est l’une des principales causes de l’accident vasculaire cérébral. L’hypertension artérielle est aussi un facteur de risque important. Avec le temps, la pression anormale exercée par le sang sur la paroi des vaisseaux sanguins peut provoquer leur rupture. La rupture d’une artère du cerveau peut être facilitée par la présence d’un anévrisme. L’anévrisme est un gonflement d’une petite section d’une artère, en raison d’une faiblesse de la paroi.Il n’est pas toujours possible de déterminer la cause exacte d’un AVC. Il est important, cependant, que les médecins la recherchent en procédant à divers examens afin de réduire le risque de récidive

Les traitements médicaux de l’accident vasculaire cérébral

 Un accident vasculaire cérébral est une urgence médicale et nécessite un traitement immédiat, tout comme une crise cardiaque. Il faut contacter les services d’urgence le plus rapidement possible, même si les symptômes se résorbent après quelques minutes. Plus les soins sont obtenus rapidement, plus le risque de garder des séquelles diminue.

Le premier objectif est de minimiser les dommages au cerveau en rétablissant la circulation sanguine en cas d’accident ischémique confirmé par une imagerie cérébrale ou en réduisant l’épanchement de sang en cas d’accident hémorragique. Si l’AVC est grave, la personne demeurera en observation à l’hôpital durant quelques jours. Une période de réadaptation, à domicile ou dans un centre spécialisé, est parfois nécessaire. Il faut, de plus, rechercher et traiter la cause de l’AVC (par exemple, en corrigeant une tension artérielle trop élevée ou une arythmie cardiaque).

Médicaments

Si une artère est bloquée : Un seul médicament visant à réduire le risque de lésions irréversibles au cerveau est approuvé. Il est indiqué dans le cas des AVC causés par une thrombose ou par une embolie. Il s’agit d’un activateur du plasminogène tissulaire, une protéine du sang qui aide à dissoudre les caillots rapidement (en une heure ou deux). Pour être efficace, le médicament doit être injecté par voie intraveineuse dans les 3 à 4,5 heures qui suivent l’AVC, ce qui limite beaucoup son usage. Quelques heures après un AVC non hémorragique, on donne souvent un médicament anticoagulant ou antiplaquettaire. Celui-ci aide à prévenir la formation de nouveaux caillots sanguins dans les artères. De plus, il prévient le grossissement de caillots déjà formés. Une fois l’AVC stabilisé, le médecin propose habituellement un médicament plus léger, comme l’aspirine, à prendre tous les jours à long terme. Durant la période de réadaptation, d’autres médicaments peuvent être utiles. Par exemple, des médicaments antispasmodiques peuvent contribuer à soulager des spasmes musculaires.

S’il y a une hémorragie : Dans les heures qui suivent ce type d’accident vasculaire, des médicaments permettant de diminuer la tension artérielle sont généralement administrés afin de limiter l’hémorragie et les risques de reprise du saignement. Il arrive parfois que l’hémorragie déclenche des crises d’épilepsie. Elles seront alors traitées à l’aide de médicaments de la classe des benzodiazepines.

Chirurgie

Si une artère est bloquée : Une fois l’AVC stabilisé, le médecin propose divers tests afin de savoir si d’autres artères sont fragilisées par de l’athérosclérose. Il peut proposer l’une ou l’autre des chirurgies suivantes à titre préventif :

  • une endartériectomie de la carotide.Cette intervention consiste à « nettoyer » la paroi de la carotide atteinte d’athérosclérose. Elle est pratiquée depuis une quarantaine d’années et est destinée à prévenir la récurrence des AVC;
  • une angioplastie.On place un ballonnet dans l’artère affectée par l’athérosclérose afin de prévenir son blocage. Une petite tige métallique est aussi insérée dans l’artère pour prévenir son rétrécissement. Cette intervention comporte plus de risques que la précédente car, lorsque la plaque d’athérosclérose est écrasée par le ballonnet, il se peut que des fragments de plaque se libèrent et causent un autre blocage plus loin dans l’artère cérébrale.

S’il y a une hémorragie : Il peut être nécessaire de procéder à une chirurgie au cerveau afin de retirer le sang accumulé. Si le chirurgien découvre un anévrisme au moment de la chirurgie, il le traite afin d’éviter qu’il se rompe et qu’un autre AVC se produise. Le traitement consiste le plus souvent à poser un filament de platine dans l’anévrisme. Un caillot de sang va ensuite se former autour de celui-ci et combler la dilatation du vaisseau sanguin.

Remarque.Il peut arriver qu’un examen médical révèle la présence d’un anévrisme non rompu au cerveau. Selon le contexte, le médecin recommandera ou non une chirurgie préventive. Si le patient a moins de 55 ans, le médecin proposera en général cette chirurgie préventive. Si le patient est plus âgé, un choix doit être fait en tenant compte des avantages et des risques de l’opération. En effet, cette dernière expose le patient à un risque de séquelles neurologiques allant de 1 % à 2 %, et à un risque de mortalité d’environ 1 %. De plus, davantage d’études sont nécessaires pour connaître l’effet réel d’une telle intervention sur la prévention des AVC.

Réadaptation

La réadaptation vise, notamment, à entraîner les cellules nerveuses d’une partie non atteinte du cerveau à remplir des fonctions qui étaient remplies, avant l’AVC, par d’autres cellules nerveuses. Selon les besoins, les services de divers thérapeutes sont requis : une infirmière, un diététicien, un physiothérapeute, un orthophoniste, un ergothérapeute, un psychologue, un psychiatre, un travailleur social…

L’arythmie, un trouble du rythme cardiaque fréquent

Le rythme cardiaque normal est de 60 à 100 pulsations cardiaques à la minute, de manière régulière. Il est aussi normal que le nombre de pulsations cardiaques s’accélère en réponse à un effort physique ou en cas de dérèglement de la glande thyroïde, par exemple. 

Une arythmie cardiaque se produit lorsque le coeur bat irrégulièrement ou s’il bat à moins de 60 pulsations cardiaques ou plus de 100 pulsations cardiaques à la minute, sans que cela soit justifié.

L’arythmie est le trouble cardiaque le plus fréquent. Dans un coeur arythmique, les impulsions électriques qui contrôlent les battements du coeur se produisent de façon désordonnée ou ne passent pas par les circuits électriques habituels.

La durée d’une arythmie varie beaucoup d’un individu à l’autre et dépend aussi du type d’arythmie.

Comment bat le cœur ?

Normalement, le signal d’un battement part d’un point nommé nœud sino-auriculaire, situé tout en haut de l’oreillette droite. Ce signal fait contracter les oreillettes qui pompent le sang dans les ventricules. Le signal électrique va ensuite au nœud auriculo-ventriculaire, situé entre les oreillettes et les ventricules, puis au faisceau de His, type de fibres cardiaques situées entre les ventricules, qui se contractent alors et pompent le sang dans les artères. C’est la contraction des ventricules qui produit le pouls. 

Remarque. Il existe une multitude de formes d’arythmie, et toutes ne sont pas décrites dans cette fiche.

Les différents types d’arythmie

Les arythmies sont classées selon le lieu où elles prennent naissance, l’oreillette ou le ventricule et selon l’effet qu’elles produisent, soit l’accélération ou le ralentissement des battements du coeur. Les tachycardies correspondent à une augmentation du rythme cardiaque, les bradycardies à une diminution.

Tachycardies, ou augmentation du rythme cardiaque

On parle de tachycardie lorsque le coeur bat à un rythme supérieur à 100 pulsations à la minute.

Certaines tachycardies surviennent aux oreillettes. Les formes les plus courantes sont les suivantes :

  • Fibrillation auriculaire: elle est le type le plus fréquent d’arythmie. Elle se manifeste le plus souvent après 60 ans, chez les gens qui souffrent d’hypertension ou d’un trouble cardiaque. Elle est habituellement due à l’usure du tissu conducteur du coeur. Jusqu’à 10 % des personnes de 80 ans et plus en souffrent. Les périodes de fibrillation auriculaire peuvent durer de quelques minutes à quelques heures. Souvent, la fibrillation est même permanente. Une oreillette en fibrillation peut se contracter au rythme de 350 à 600 fois par minute (heureusement, les ventricules ne battent pas aussi rapidement car une partie de ces impulsions désordonnées est bloquée en cours de route). Ce type d’arythmie peut s’avérer dangereux. Le sang ne circule plus adéquatement. S’il stagne dans l’oreillette, un caillot sanguin peut se former, migrer au cerveau et risquer de provoquer un accident vasculaire cerebral;
  • Flutter auriculaire: ce type d’arythmie s’apparente à la fibrillation auriculaire, bien que les battements cardiaques soient plus structurés et un peu moins rapides dans ce cas, à environ 300 la minute;
  • Tachycardie jonctionnelle : il en existe plusieurs formes. Elle provoque en général de 160 à 200 contractions par minute et peut durer de quelques minutes à quelques heures. Elle survient davantage chez les jeunes et ne met généralement pas la vie en danger. La plus fréquente est la tachycardie joctionnelle  paroxystique ou maladie de Bouveret (une sorte de court-circuit se crée et stimule les ventricules de façon très rapide et régulière). Le syndrome de Wolff-Parkinson-White en est une autre forme. Il survient lorsque des impulsions électriques passent de l’oreillette au ventricule sans transiter par le noeud auriculo-ventriculaire;
  • Tachycardie sinusale: elle se caractérise par une augmentation du rythme cardiaque au-delà de 100 battements par minute. La tachycardie sinusale est normale dans un coeur sain après un effort physique, en cas de déshydratation, de stress, de consommation de stimulants (café, alcool, nicotine, etc.) ou de certains traitements médicamenteux. Il arrive toutefois qu’elle soit le signe d’un problème de santé majeur au coeur, comme une embolie pulmonaire ou une insuffisance cardiaque;
  • Extrasystole auriculaire: une extrasystole est une contraction prématurée du coeur, généralement suivie d’une pause plus longue que la normale. L’extrasystole se glisse parfois entre les pulsations normales, sans altérer leur succession. Il est normal d’en avoir quelques-unes par jour. Avec l’âge, elles sont plus fréquentes, mais demeurent souvent inoffensives. Cependant, elles peuvent être causées par un problème de santé (cardiaque ou autre). L’extrasystole auriculaire prend naissance dans l’oreillette, tandis que l’extrasystole ventriculaire (voir plus bas) provient des ventricules.

D’autres tachycardies surviennent dans les ventricules, c’est-à-dire dans les cavités inférieures du coeur:

  • Tachycardie ventriculaire: Il s’agit d’un battement régulier, mais très rapide des ventricules, allant de 120 à 250 contractions par minute. Elle survient souvent au site d’une cicatrice laissée par une intervention chirurgicale précédente ou de faiblesses dues à des maladies cardiaques. Lorsque les périodes durent plusieurs minutes, ils peuvent dégénérer en fibrillation ventriculaire et nécessiter une intervention d’urgence;
  • Fibrillation ventriculaire: ces contractions rapides et désorganisées des ventricules cardiaques constituent une urgence médicale. Le coeur n’arrive plus à pomper et le sang ne circule plus. La plupart des personnes perdent immédiatement connaissance et requièrent une assistance médicale immédiate, dont la réanimation cardiorespiratoire. Le rythme cardiaque doit être rétabli avec un défibrillateur, sinon la personne meurt en quelques minutes;
  • Extrasystole ventriculaire. Une contraction prématurée peut survenir dans les ventricules. L’extrasystole ventriculaire est plus fréquente que celle d’origine auriculaire. Comme pour l’extrasystole auriculaire, elle peut être anodine dans un coeur sain. Il est cependant nécessaire d’explorer plus loin lorsqu’elle est très fréquente.

Bradycardies, ou diminution du rythme cardiaque

Il y a bradycardie lorsque le sang circule à moins de 60 battements de coeur la minute chez le non sportif. Un rythme cardiaque plus lent que la normale ne met pas nécessairement la vie en danger. Il peut même être le signe d’une excellente santé du coeur. Certains athlètes, par exemple, ont une fréquence cardiaque au repos de 40 battements par minute et ont une forme physique remarquable.

Par contre, dans les cas où le coeur n’arrive pas à alimenter adéquatement les organes en oxygène, on parle de bradycardie symptomatique. Les formes suivantes sont les plus courantes :

  • Dysfonctionnement du noeud sino-auriculaire. Cela cause généralement un battement cardiaque inférieur à 50 la minute. La cause la plus courante est un tissu cicatriciel qui perturbe ou remplace le noeud sino-auriculaire;
  • Bloc auriculo-ventriculaire. Ce défaut de transmission de l’influx électrique (ralentissement, interruptions occasionnelles ou interruption complète) entre les oreillettes et les ventricules cause un ralentissement des battements du coeur.

Causes

Les causes de l’arythmie cardiaque sont multiples et incluent les suivantes 

  • Vieillissement normal;
  • Stress;
  • Abus de tabac, d’alcool, de café ou tout autre excitant; consommation de cocaïne;
  • Déshydratation;
  • Artériosclérose et athérosclérose;
  • Prise de certains médicaments;
  • Broncho-pneumopathies (problèmes de l’appareil respiratoire);
  • Embolie pulmonaire;
  • Insuffisance coronarienne conduisant à un défaut d’oxygénation du tissu cardiaque.

Complications possibles

Certains types d’arythmie augmentent les risques de complications telles que :

  • un accident vasculaire cerebral (AVC);
  • une insuffisance cardiaque;
  • une perte de connaissance(rarement, certains types d’arythmie seulement).

Quand consulter un médecin?

Contactez les services d’urgence sans tarder si vous ressentez des symptômes comme des palpitations, une perte de connaissance, une  douleur à la poitrine ou un manque de souffle, de façon inattendue et inexpliquée.

APNÉE DU SOMMEIL un vrai danger pour votre cœur!

Le syndrome d apnée du sommeil « SAS » est un trouble du sommeil qui se caractérise par des arrêts involontaires de la respiration de 10 à 30 sec.
Elle est due à un relâchement des muscles de la gorge et de la langue, ce qui entraîne un blocage du passage de l air lors de la respiration, et par conséquent un déficit en apport de l oxygène pour le cerveau et le cœur. Chaque micro réveil augmente la pression artérielle et le rythme cardiaque.
A long terme, l apnée du sommeil peut être à l origine de graves complications cardio vasculaires: HTA sévère, accident vasculaires cérébraux, infarctus du myocarde, troubles du rythme ou encore une défaillance cardiaque, voir même une mort subite.
Le diagnostic est facilité par un enregistrement polysomnographique, chez des patients obèses (BMI > a 30), qui présentent un ronflement sonore nocturne, asthénie avec somnolence diurne.

JE PRENDS UN AVK (ANTIVITAMINES K) : POURQUOI SURVEILLER L’INR?

Un traitement par AVK vous expose à deux types de risque : hémorragie ou thrombose. Il est indispensable d’observer la prescription de votre médecin et de contrôler régulièrement votre INR. L’INR mesure la fluidité de votre sang. Vous devez par ailleurs connaître les signes évoquant une possible hémorragie.

QU’EST-CE QU’UN AVK ?

Les antivitamines K (AVK) sont des traitements anticoagulants qui ont pour objectif de « fluidifier » votre sang. Ils sont prescrits dans les cas suivants :

  • risque de thrombose : pour empêcher la formation d’un caillot de sang dans un vaisseau sanguin ;
  • phlébite (caillot dans une veine) ou risque de phlébite ;
  • embolie pulmonaire ou risque d’embolie pulmonaire ;
  • certains troubles du rythme cardiaque ;
  • anomalies des valves cardiaques ;
  • port de valves cardiaques ;
  • certains infarctus du myocarde.

 

QUELS SONT LES RISQUES D’UN TRAITEMENT ANTICOAGULANT ?

Un traitement anticoagulant vous expose à deux types de risque : le principal risque est le risque d’hémorragie, liée à un surdosage du médicament. A l’inverse, un sous-dosage vous expose à un risque de thrombose. Il est donc essentiel de bien définir la dose d’anticoagulant dont vous avez besoin et de surveiller régulièrement votre taux d’anticoagulant.

 

QU’EST-CE QUE L’INR ?

Le traitement par AVK a pour principal objectif de rendre votre sang plus fluide, et éviter ainsi la formation de caillots. Cette fluidité sanguine est mesurée par un examen appelé INR (International Normalized Ratio), qui permet de s’assurer que la dose d’anticoagulants prescrite est efficace. C’est votre médecin qui définit la dose d’anticoagulant optimale selon votre situation particulière, pour obtenir une fluidité sanguine cible. Celle-ci est variable d’une pathologie à une autre et en général située entre 2 et 3.

Une fois la cible déterminée, l’examen INR permet de s’assurer que la dose prescrite est efficace. Le contrôle de l’INR est indispensable. En effet, il n’y a pas de symptôme particulier au surdosage ni au sous-dosage de votre traitement anticoagulant. Par ailleurs, l’efficacité des traitements anticoagulants évolue d’une personne à une autre, et dans le temps pour une même personne. Seule la mesure de l’INR permet de contrôler l’efficacité de votre traitement et d’éviter les risques qui y sont associés.

 

COMMENT MESURE-T-ON L’INR ?

La mesure de l’INR est réalisée à l’hôpital ou dans un laboratoire d’analyse médicale. Lors de la phase d’initiation du traitement, les contrôles doivent être très fréquents pour ajuster la dose d’AVK (tous les 3 jours). Une fois l’équilibre atteint, un dosage est réalisé au moins une fois par mois. Vous devez noter le résultat dans votre carnet de suivi et le transmettre à votre médecin. Il est indispensable de prévenir immédiatement celui-ci lorsque votre INR se situe en-dehors de la zone thérapeutique définie ou en cas de saignement même minime.

 

QUELS SONT LES SIGNES QUI DOIVENT M’ALERTER D’UNE ÉVENTUELLE HÉMORRAGIE ?

Le principal risque associé aux traitements anticoagulants résulte de son action : ce sont les saignements. Vous devez donc être vigilant et connaître les signes qui doivent vous alerter et vous amener à consulter immédiatement votre médecin :

  • saignement des gencives ou du nez ;
  • œil rouge ;
  • sang dans les urines ou dans les selles ;
  • règles très abondantes ;
  • bleus (hématomes) ;
  • vomissements ou toux contenant du sang ;
  • saignement qui ne s’arrête pas.

 

COMMENT GÉRER MON TRAITEMENT AU QUOTIDIEN ?

De manière à assurer l’efficacité de votre traitement et en limiter les risques, veillez à :

  • respecter la dose et les moments de prise ;
  • signaler la prise d’anticoagulant à tout professionnel de santé ;
  • consulter en urgence en cas d’hémorragie ;
  • ne pas interrompre le traitement sans l’avis de votre médecin ;
  • faire régulièrement vos mesures d’INR ;
  • remplir le carnet de suivi ;
  • avoir une alimentation équilibrée ;
  • limiter votre consommation d’alcool ;
  • consulter votre médecin avant toute prise de nouveau médicament, voyage, intervention chirurgicale etc…;
  • ne pas prendre de médicament sans avis médical ; attention notamment aux anti-inflammatoires disponibles sans ordonnance ;
  • ne pas pratiquer de sport violent ni d’activité pouvant entraîner une chute ou une coupure.

 

JE SUIS SOUS ANTICOAGULANT : PUIS-JE AVOIR UN ENFANT ?

Certains traitements anticoagulants sont contre-indiqués pendant la grossesse. Parlez avec votre cardiologue de votre désir de grossesse ou si vous découvrez que vous êtes enceinte. Il pourra vous conseiller et adapter votre traitement.

La prise d’un traitement par AVK n’est pas anodine : il vous protège de la formation de caillots mais vous expose également à un risque de saignement. Il est indispensable d’observer la prescription de votre médecin, de contrôler régulièrement votre INR et de respecter les conseils associés à la prise de votre traitement.

Facial Features and Genes

With the hospital founder as a leading cardiac surgeon, MedicPress has been able to establish itself as the ultimate destination for diagnosis, treatment, and prevention of all kinds of heart and vascular diseases and their treatment. Here, almost all types of cardiovascular disorders are treated including coronary heart disease, arrhythmia, heart muscle disease, heart failure, heart valve disease, peripheral vascular disease and all kind of defects.

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